CHEZ BOULÉ, EDITEUR, RUE COQ- HERON
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3 LE !IOTAIRB DB CnAKTILLT.
restes de co château que Louis XIV honora uno fois dans sa vie; et si la révolution, commo vous me l*avez appris* n*eD avait abattu leaJiautfiun, le Mcil MairatQitk-cetteAeuro \m croiaées-de I^pf^rtcnsnt toù MttemoiselloHfo Cltamollt fut t)rcéc de flgurer, la nMt sur iQ visMe au
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•— La vertu et la liberté, mon enfant, en fondent seules de durables sur la terre. Voyez deux exemples qui se touchent : Les Condés ont bâti un
Ëais digne d'abriter des rois, et un h(^pital bien modeste où sont reçus sexagénairos du canten. Les réveluiions etia mort oirt -détruit le palais et ses maîtres : lliôpital est eacortfdcUaitt ; éeoutez : sa clocho sonntt la prière du «oir.
Caroline se tut : elle craignait d'avoir blessé les susceptibilités peu aristocratiques du vieillard.
Quittant le banc d'osier sur lequel elle était assise auprès do M. Clayier, elle se leva pour passer dans la serre. M. Clavier, rôvcur un instant, puis cherchant tout h coup où sa jeune amie pouvait être, l'y suivit a pas lents.
Caroline donna un dernier coup d'onl aux camélias, et s'assura par le thermomètre que la chaleur intérieure do la serre s^élevait à quinze degrés ; elle arrosa ensuite quelques amaryllis (rop chauffées par le tan. M. Clavier ne larda pas h lui faire remarquer le danger de rester plus long-temps exposé à la vapeur chaude et chargée de Tatmosphèro; elle s'était plusieurs fois trouvée indisposée an milieu do la concentration do ces odeurs émanées d'arbustes vivaces de la Chine et du Japon, volatilisées par uno température arliTiciello et la lento réverbération des rayons solaires.
Il est vrai que cette serro était h peu près la seule distraction de Caroline, et l'occupation favorite de M. (Uavier, qui y consacrait les soins ingénieux d'un amateur passionné des 'belles plantes. Elle prenait un» partie de la façade de la maison, et elle se prolongeait ensuite le long du mur latéral do clôture, opposant sa cl<»ison do verre taillée à carreaux au souffle inégal de Fair. Des brassées de plantes grimpantes couraient à l'extérieur le long de ces carreaux, comme pour regarder leurs sœurs plus favorisées h travers l'obstacle transparent qui les séparait. Lorsqu'une journée sereine luisait, mille infectes ailés s'abattaient en bourdonnant autour du pavillon végétal, vaste cloche sous laquelle les guatre parties du monde étaient représentées par des enlaccmens, des jets, des grappes, des couleurs, des parfums. Mais son plus bel ornement était celle qui, chaque matin et cha<;[ue nuit, visitait cette famille étrangère, ranimant par un peu d'eau la vie des unes, et dorant par un rayon de chaleur le calico des autres. L'Eve do co paradis diaphane était Cflûrolinede Meilhan.
Caroline Qt M. Clavier sortirent de la serre. M. Clavier s'empara de l'arrosoir, redressa do ses doigts tremblans, sur son passage, les tijges deis plantes abattues sous la rosée ; et, par une allée bien sablée du jardin, il se rendit au corps de logis, appuyé sur Caroline qu'il regardait de temps en temps avec des yeux pleins de sollicitude.
En ce moment. Chantilly, sa vaste pdouso, sa ceinture de chênes et de tilleuls, sa ligne de maisons blanches rangées l'une à côté de l'autre comme pour laisser passer avec respect le grand prince qui a planlé ces tilleuls, ces chênes, et bâti ces maisons blanches; la forêt, lo bourg, le château, tout était coupé par deux zones, l'une de lumière, l'autre d'obscurité. Le bois de Sylvie, et le château que ce bois couronne, étaient dans l'ombre. Quello magnificence qu'un couclier do soleil en face d'un cbiteau, ei d'un cbÂieau «sses antique et assez moderne à la fois, pour