A MAdAïiH tm SAi^tof
tA- Paris, .... 1636.]
Madame, en fié pensaiit faire qu'une petite gaténtéfle, yfOtts kjci écrit la plus grande letlfé du ifidftdé. Tout gràtid Jurisconsulte qile Je èoî^', Je ffléf Irôuve bien énlpèrïié à y répondre, et je votis avdiié qtlé tôUâ en savez plus que moi. Je m'élois déjà bien aperçu qué vous aviez toujours ce tnème esprit que j'ai toute iha vie adiiiiré, et que de toutes choses vous n'aviez rieit
■ Il Avoil étudié pour être avocat (T.).
oublié que moi. Mais il est vrai que je ne me fusse pas imaginé que vous eussiez appris à écrire, depuis que je ne vous vois plus, et que je dusse jamais rien voir de vous qui fût plus beau et qui me touchftt davantage que ce que j'en ai vu autrefois. Après cela, ne doutez pas que je ne fasse tout ce qui me sera possible pour faire différer le procès dont vous me parlez; et quoi* que vous m*en ayez autrefois fait un bien brusquement, je vous assure que ne tâcherai pas de m'en venger en cette occasion. Mais n'ètes-vous pas une méchante femme d'être venue troubler mon repos? J'é* tois dans le plus doux sommeil du monde, et je ne sais pas s'il m' arrivera de ma vie de si bien dormir. Je suis au désespoirdecequevous neviendrez pas aujourd'hui à l'Académie *, car vous pouvez juger pour qui j'y étois allé. J'emploierai tout mon crédit pour faire que l'on aille en corps vous supplier d'y venir. Mais si vous vouliez que j'y montrasse votre lettre, cela sufQroit pour vous y faire désirer de tout le monde. Adieu, je vous jure que je suis à vous, etc.
BaiET DE MADAME DE SAUTTOT à moDtienr de Voiture^.
Je VOUS ai promis pour galant à deux belles dames de mes amies. Je m'assure que vous ne trouverez pas cette entreprise-là trop grande, et je sais bien que vous dégagerez ma parole aussitôt que vous les aurez vues.
1 De la Ticomtflflse d*Aachy (T.). Voyez Hùtoriette*^ t. II, p. 4» et Mis. de Conrart, in-4, t. X, p. 98, un sonnet à la môme où il est question de cette académie.
* Mu, deConrart, p. 514.