A MONSIEUR DE LIONNE
je prends pour une prophélie tout le bien que vous avez dit de moi, et je crois que je serois tel à l'avenir que vous avez assuré au cardinal Barberin que j'étois dès à cette heure. Je ne puis assez bien vous exprimer le bon accueil qu*il m'a fait à votre recommandation, et l'affection qu'il témoigne avoir pour tout ce qui vous regarde. L'Italie , monseigneur, ne TOUS connoit guère moins que la France; et, sans mentir, je n'ai rien vu à Rome qui m'ait tant édifié que l'estime et la passion que l'on y a pour vous. Mais sur tous les autres, le cardinal Barberin m'a semblé être parfaitement votre ami, et avoir [pour votre esprit], pour votre vertu, cette affection et ce respect que vous jetez dans Tâme de tous ceux qui vous pratiquent. Il m'a commandé de vous faire entendre quelques particularités de sa part, que je réserve à vous dire lorsque j^aurai Thonneur de vous voir et de vous pouvoir assurer moi-même que je suis plus que personne, monseigneur, votre, etc.