‹ Œuvres littéraires-musicalesChapitre 14 sur 123 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

bons conseils sur Tharmonisation des psaumes ; on y trouve aussi des détails très-curieux sur certains abus qui ont lieu en France a ce sujet : c Dans l'harmonisation des foux-bourdons du Vespéral de Toulouse, dit M. Labat, le chant et la basse présentent à chaque instant des successions de quinUs justes ou d octaves, en un mot la violation flagrante des règles harmoniques les plus élémentaires. Voyez et jugez. Au Deus in adjutorium, à la pénultième note avant le repos du membre de chaque période ou médiation, au lieu d'un accord consonnant, base invariable de l'harmonie qui devrait toiqours s'y rencontrer, on a mis un accord de quarte, quinte et octave. — Au I«r mode, en élevant trop la basse, on a fait croiser les voix, ce qui produit une harmonie de quarte et sixte ; mais ce qui est bien plus grave, c'est que l'avant-demière note porte un accord de septième dont la dissonance monte. Cette môme faute se reproduit dans le premier mode irrégulier. — Au 11© mode, il y a plusieurs octaves entre la haute-contre et la basse. — Au III« mode, il y a des quintes justes entre le dessus et la basse, et entre celle-ci et le plain-ehant ou sujet, — Au rV« mode, les octaves et les quintes fourmillent, et la terminaison y est contraire à la tonalité. — Au V« mode, la basse fait un mouvement de septième réprouvé par les règles du contre-point comme antimélodique, et la haute-contre et le sujet présentent également des octaves consécutives. — Au VI« mode irrégulier, les quintes et les octaves y sont nombreuses, comme, du reste, dans toutes les harmonisations de ce mode, messes et autres émanées de la même source; de plus, on omet, dans le chant du faux-bourdon, une note essentielle vers la terminaison de la seconde période du verset. — Au Vn« mode, il y a des octaves et des fautes d'harmonie. — Enfin, au VIII« mode, il y a également des octaves entre la haute-contre et la basse. » En reproduisant ces paroles dans le journal Le Plain-Chani (4861, col. 24 -23), feu Adrien de la Page qui était alors rédacteur en chef de cette publication périodique, écrivait la note

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