XXVI INTRODUCTION
— Nous ne dirons rien de cette relation, nous renverrons simplement le lecteur à ce que nous avons dit précédemment de ce
Congrès.
28. — Esthétique des huit modes du Plain-Chant (Montauban, 1864, chez V. Bertuot, brochure in-8^). L'auteur y examine les causes du caractère distinctif des modes du plainchant, et les trouve dans leur constitution tonale ainsi que dans leur division mélodique. Conformément au désir de M?»" Doney, évêque de Montauban, l'examen esthétique est précédé d'une exposition sommaire des principes du chant de la liturgie. Ce travail a été plusieurs fois reproduit par les Revues qui s'occupent de musique grégorienne, et, à notre avis, c'est co qui en prouve l'excellence. Nous aurions cependant quelques réserves à faire sur l'exposition des principes qui précèdent VEsthétique, ce qui n'ôte rien au mérite incontestable de cet ouvrage, petit de volume, mais énorme de science et surtout de goût artistique.
29. — Porpora et ses élèves, ou l'Art du chant en Italie au XVIII^ siècle (Montauban, 4 862, chez Forestié neveu, in-S» d'une feuille). Ce travail a été lu dans la séance particulière de la Société des Sciences de Tarn-el-Garonne, le 6 décembre 4862. « Au moment, dit l'auteur, où l'on se préoccupe avec « anxiété de l'avenir de nos théâtres lyriques, anxiété bien jus- « tifiée par la rareté des Ténors, leur peu de durée, et aussi « par l'abaissement sensible du niveau du talent des chanteurs « en général, nous avons cru qu'il serait utile de jeter un « coup-d'œil sur ce qu'était l'art du chant en Italie au siècle « dernier, époque de son apogée. 11 est des choses qu'il est « permis de rappeler, nous dirons- plus, qu'on doit souvent € répéter: aussi, insisterons-nous encore sur la nécessité de « consulter l'histoire dans les questions d'art. » — Ici, M. Labat est le continuateur de l'admirable zèle de l'illustre Choron. Ce n'est point, de notre part, un mince éloge, et cet éloge est d'autant plus glorieux qu'il est mieux mérité.