‹ Œuvres littéraires-musicalesChapitre 34 sur 123 · LIV II«TR0DUCT10N · texte numérisé non relu

LIV II«TR0DUCT10N

Raphaël, dont l'original se conserve précieusement au musée de Bologne (Italie), et au sanctuaire de la paroisse d'Aucamville la somme nécessaire a la c«)nstruction d'une tribune pour supporter Torgue au-dessus du portail d'entrée (1).

Ces dernières volontés de notre cher et regretté défunt résument pour ainsi dire et couronnent de la manière la plus touchante toute l'existence de M. J.-B. Labat. Sainte Cécile fut toujours sa vraie patronne, comme musicien et comme enfant dévoué de Téglise catholique, apostolique et romaine. On ne connaît point d'artistes qui, dans notre dix-neuvième siècle, aient donné, après eux, un plus gracieux souvenir du culte qu'ils avaient porté, pendant leur vie, a la musique belle et noble, que la religion bénit et que l'histoire conserve.

Et puis, dans son amour pour l'art, M. Labat n'oublie point la tribune du haut de laquelle il avait brillé, à Montauban, pendant près d'un demi-

(l) M— veuve Labat, née Guilhelmine Sagansan, et sa fille unique, W^ Amélie, craignant de ne pouvoir faire exécuter sur toile ces deux copies, songèrent tout d'abord à en donner la traduction sur deux vitraux; mais certaines difficultés ramenèrent la pieuse famille à son premier dessein. En 1876, un jeune artiste romain, d'un grand averâr, M. César Porta, a reproduit avec talent l'admirable page de Raphaël, dans ses plus exactes proportions ; 2 m. 30 c. de hauteur sur 1 m. 50 c. de largeur, cadre non compris.

Quant à la tribune d'Aucamville, elle a été également construite et posée en 1876.

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