TRANSPOSITION DO PLAIN-CHANT
sol, d'invention relativement moderne, n'est appliquée qu'à la notation principale proprement dite.
Quoique nous ayons eu plusieurs fois occasion, dans nos précédents écrits, de démontrer l'ordre, la formation et tous les éléments des huit tons ou modes du plain-chant en usage de nos jours (1), nous le répéterons encore, puisqu'il s'agit spécialement ici des moyens de rendre leur exécution digne, convenable et efficace pour l'édification des fidèles. Or, ce n'est qu'en considérant l'étendue et le scandé de l'échelle de chacun d'eux, qu'il est permis d'espérer d'en bien régler l'élévation du ton ou diapason, et de Tadapter à la nature et à l'étendue des voix qui doivent les chanter.
11 est donc essentiel de se rappeler que les huit modes du plain-chant forment deux caté^ries bien distinctes : dans la première se placent les quatre modes authentiques ou supérieurs, attribués a saint Ambroise ; dans la seconde nous mettons les quatre piagauxou dérivés, disposés deux siècles après ceuxci, par saint Grégoire-le-Grand, d'où vient aux huit modes réunis le nom de chant Grégorien.
Les quatre modes authentiques ou primitifs prennent les n*"* 1 , 3, 5 et 7 de la classification actuelle, et ont pour base ou tonique les notes ré, mi, fa, sol; ils vont de la tonique à son octave aiguë. L'échelle diatonique de chacun de ces modes possède un scandé particulier que nous avons expliqué ailleurs.
(l) Esthétique des huit modes du plain-chant, qu'on verra plus loin, publiée en 1864.