ET DE LA MUSIQOE RELIGIEUSE. S
dait âvec la plus vive impatience les discussions qui devaient s*engagersur une foule de questions, lorsque le président, M. Tabbé Pelletier, les vice-présidents, MM. À. de La Fage, Benoist et d'Ortigue, MM. Rabutaux, secrétaire-général, et Calla, trésorier, vinrent prendre place au bureau ; à droite du bureau, au-dessous de l'estrade, le sténographe était à son poste. »
Ici, M. d'Ortigue présente un tableau rapide, coloré, des cinq séances de la session ; il nous dit le zèle , la profondeur , l'animation , la parfaite convenance qui n'ont cessé de régner pendant la discussion de tous les points de doctrine soumis k la décision de l'assemblée. Enfin, il nous communique le résultat des efforts réunis de toutes ces intelligences d'élite, efforts qui se traduisent dans une adresse à nos seigneurs les archevêques et évoques pour leur exprimer humblement les vœux suivants :
1* Que le plain-chant rentre dans le programme des grands et des petits séminaires, et qu'il soit enseigné par des professeurs ad hoc; que cette étude soit obligatoire pour tous les élèves, et qu'il soit adopté dans chaque séminaire un programme de questions relatives à l'histoire, la théorie et la pratique du plain-chant, sur lequel chaque élève devra subir de temps en temps un examen ;
2"" Que dans les études musicales des séminaires, la préférence soit donnée aux morceaux dont le caractère est éminemment religieux ;
S"" Que l'on adopte dans les séminaires la méthode
iU RESTAURATION DU PLAIN-CHANT
qui tiendra mieux compte de la nature du plainchant, de sa tonalité, de la distinction de ses modes, de sa destination, de son rhythme, de sa mélodie, de son accentuation, de son style. Nous repoussons toute méthode qui reposerait sur Texécution à notes égales ou de valeur proportionnelle ;
En ce qui touche les livres de plain-chant, nous repoussons également l'idée de faire l'application du texte de la liturgie romaine aux chants des liturgies françaises des derniers siècles.
V Que le plain-chant occupe sa place naturelle, dans les cérémonies du culte, et notamment, et surtout à l'office paroissial, à la grand'messe et aux vêpres ;
o'^Le Congrès n'entend pas, par l'article précédent, condamner la musique véritablement religieuse employée avec discrétion, et suivant les prescriptions ou la tolérance de l'Eglise exprimée par les conciles et les règlements de l'autorité ecclésiastique: ce genre de musique rallie les sympathies du Congrès ;
6" Nous demandons qu'il soit formé dans chaque diocèse une commission liturgique et musicale, à laquelle seront soumises les compositions qui devront être exécutées, sans que le maître de chapelle ait le droit de faire chanter ou exécuter, dans le chœur, une musique vocale ou instrumentale qui n'aura pas obtenu l'approbation de ladite commission ;
7** Que le répertoire musical des communautés religieuses d'hommes et de femmes, des pensionnats, des écoles des Frères, soit soumis au même