‹ Œuvres littéraires-musicalesChapitre 77 sur 123 · RESTAURATION DU PLAIN-CHANT · texte numérisé non relu

RESTAURATION DU PLAIN-CHANT

contrôle, et quMl soit également interdit d'appliquer arbitrairement, au mépris de toutes les lois de la convenance, de l'expression, de la prosodie et de l'accentuation, des paroles sacrées à des morceaux de salon ou de théâtre, et des cantiques a des chansons profanes ;

8"" Qu'il soit nommé dans chaque diocèse un inspecteur du chant et de la musique pour veiller à l'exécution de ces règles ;

9* Qu'il soit interdit à tout organiste d'apporter dans l'église, non-seulement des morceaux appartenant à la musique théâtrale, mais encore des compositions et des improvisations d'un style mondain, sautillant, léger, affectant les tournures, les modulations , les inflexions de la scène lyrique ;

10^ En ce qui concerne l'accompagnement du plain-chant, le Congrès, sans se prononcer sur une question qui n'est pas encore jugée, et entre des méthodes qui ont besoin d'être longuement examinées et que l'expérience n'a pas suffisamment justifiées, est d'avis que l'on ne doit pas s'écarter d'une harmonie consonnante, en rapport avec la tonalité ecclésiastique, et que le chant soit, autant que possible, à la partie supérieure et dans un diapason qui réponde à la généralité des voix. »

En terminant, M. d'Ortigue résume ainsi ses impressions personnelles et son opinion sur le résultat probable du Congrès : c Oui, la session a été bonne. Le principe une fois proclamé, les vœux émis, on a compris qu'on ne pouvait se séparer,

226 BT DB LA MUSIQUE RELÏGIBCSE.

non, à coup sûr, sans regret, mais avec un conteotement légitime, et ce contentement était écrit sur toutes les physionomies. Beaucoup de choses restent à faire; elles se feront dans des conditions de réflexion, de suite, de maturité, par la société permanente dont le germe est déposé parmi nous. Pour le moment constatons comme un résultat immense, d'avoir vu s'opérer la réunion de tant d'hommes distingués , habiles , dévoués , venus de diverses parties de la France, de l'Angleterre, de la Belgique, et que ces hommes se soient vus, connus, aient échangé entre eux de sympathiques paroles, et se soient promis de mettre en commun et de diriger vers le même but leur influence, leur pensée, leur talent et leurs efforts !,.. »

Maintenant, la cause de la musique religieuse est entre les mains de nosseigneurs les archevêques et évêques ; espérons tout de leur profonde sagesse.

1860. — Courrier de Tarn-ei-Garonne,

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