SUR LE STABAT DE ROSSINI
Notre Société Philharmonique se propose, dit-on, de donner très-prochainement un grand concert au bénéfice des pauvres. Le programme de cette solennité musicale paraît devoir être riche et varié; félicitons-nous de l'occasion qui va nous être offerte, d'abord de faire une bonne œuvre, et puis d'entendre de bonne musique.
Parmi les chefs-d'œuvre qu'il nous sera donné d'apprécier et d'applaudir, il en est un qui doit particulièrement fixer l'attention des vrais amis de l'art, autant par le mérite de l'ouvrage en lui-même, que par la rareté des occasions où il devient possible, dans une localité telle que la nôtre, d'aborder des compositions de cette importance : on a déjà compris que je veux parler du Stabat de Rossini.
L'exécution d'un tel ouvrage présente dans son ensemble de très-grandes difficultés. La partie chorale demanderait, pour être étudiée dans son entier et pour être dite convenablement, un sacrifice de