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temps trop considérable; elle exigerait aussi des choristes dont Téducation musicale fût très-avancée, car, pour bien rendre de semblables compositions, le goût et l'instinct musical ne suffisent pas toujours : on doit surmonter les difficultés matérielles de l'exécution, de telle sorte qu'on n'ait à se préoccuper que de la pensée poétique de l'auteur- Cet ouvrage renferme aussi des solo^ des airSy un duo et deux qua-tuors qui nécessiteraient plusieurs voix d'une trèsgrande étendue : or, cela explique comment la Société, qui a d'ailleurs à donner ses soins à d'autres compositions fort importantes, n'a choisi que deux numéros de ce grand ouvrage. Plusieurs amateurs s'écrieront avec dépit : C'est peu, c'est trop peu ; mais ceux qui ont eu à éprouver les difficultés sans nombre que présente l'organisation d'un concert, s'estimeront heureux de la bonne fortune qui va leur être offerte et reconnaîtront qu'ils doivent des remerciments à la Société et à la commission en particulier, qui, on lui doit cette justice, a donné une preuve de goût et de discernement dans le choix des deux numéros qu'elle a fait mettre a l'étude.
Peu de compositions, on le sait, ont eu le privilège dès leur apparition d'exciter la curiosité du public dilettante à un aussi haut degré que le Stabat de Rossini. Plusieurs circonstances à la vérité concouraient à inspirer cette vive préoccupation : D'abord , le célèbre auteur du Barbier, i'OteUo^ de Sémiramis^ de Mùise, de Guillaume Tell et de tant d'autres chefsd'œuvre, semblait avoir fait son adieu au publie.