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(1) Loco citato , pag. 123.
(2) De sedibus et caus. morb., episte XIX , art. 23. sh Et dans son édition des OEuvres de Valsalva » epist. XIU, Art. 20:
* (3) Elem. physiol., tom. Ier, pag. 463,
(4) Mémoiressur les parties sensibles et irritables, tom, Ier, p°g 224, exp. 1681.
(5) Loco citato,
Î' Partie. 11
dans l’œsophage. Il remarqua en outre qu'avant leur mort, les animaux rendaient par la bouche une écume sanguinolente, et qu’après leur mort on trouvait leurs poumons rouges et remplis de sang ‘épanché. Il soupçonna que les efforts de vomissement occasionnaient la rupture de quelques vaisseaux des poumons, el que la mort pouvait être due à l’hémorragie. Vieussens et Senac obser- . vérent pareillement la couleur rouge et le gonflement des poumons, mais ils attribuërent cet état à un eéngorgement inflammatoire plutôt qu’à un épanchemeut de sang; et ils pensèrent que cet engorgement pouvait causer la mort en arrétant la circulation.
Les phénomènes de la dyspnée n’avaient pas plus échappé à Haller qu’à la plupart des autres auteurs. Mais les symptômes gastriques paraissent avoir fixé ‘son attention d’une manière spéciale ; et comme, à chacune de ses expériences, 1l fait une mention expresse de l'abolition des forces digestives et de la corruption de matières contenues dans l’estomac, sans rien dire de l’état des poumons qu’il ne paraît
pas avoir examiné, 1l est hors de doute que c’est dans l’estomac qu’il placa la principale cause de la mort.
Outre les auteurs que je’ viens de citer, quel- ‘ques autres ont aussi pratiqué la section de la huitième paire, mais dans des vues paruculières
et tout-à-fait étrangères à l’objet qui m'occupe
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ici. Ainsi Peut (2) Va frite en même temps que celle du grand sympathique , pour déterminer lacüuon de ce dernier sur les yeux et en conclure som origme; Fontana (2), Cruikshank (3), Haishton (4); Meyer (5), dans le dessein de constater la génération des nerfs. Les uns et les autres ont bien vu que les animaux en mouratent , et ils ont
noté les prmcipaux sympiômes qui précédaient la
mort, mais 1ls ne se sont pas arrêtés à en recher-
cher les causes; seulement Cruikshank à observé, comme quelques-uns des auteurs précédens, qu’u se formait un OIEMeRr sanguin dans les pou- :mons. |
Telles étaient les principales remarques qu'on avait faites sur les effets de la section des nerfs de la huitième paire, avant la réorganisation des études médicales en France. |
À cette époque , Bichat répéta cette expérience. Il reconnut que la respiration devient très-laborieuse, et qu’elle ne cesse de l’étre pasqu’à la mort; 1} parait même que e’est particulièrement à ce symptôme qu'il attribue la mort, car il ne a
1) Mémoires de l’Acad. des Sciences. An pra,
(2) Traité sur le venin de la vipère, tom. IF, pag. TA
(5) Journal général de Médecine, par M. Sédittor, 2%; Vol. du supplém., pag. 80 et suiv. |
(4) Ibid., pag. 95 et suiv.
(5) Cité par M. Dupuytren.
( 164 ) fait menuon d’aucun autre; et cependant, par une de ces contradicuons qui ne sont point rares dans cet auteur, 1l conclut de cette expérience même que le cerveau n’a sur les poumons aucune influence actuelle directe (1).
M. Dupuytren reprit cette expérience quelque temps après. Son Mémoire (2) est remarquable par une précision et un esprit d'analyse qu’on ne trouve point dans les auteurs qui l’avaient précédé. Il s’attacha spécialement à déternuner le genre d'influence que le cerveau exerce sur les poumons par les nerfs dont 1l s’agit. Le résultat de ses recherches fut que les animaux auxquels on les a coupés, meurent constamment d’asphyxie; il en trouva la preuve non-seulement dans la dyspnée qui a constamment lien ,; mais encore dans la couleur du sang artériel qui devient de plus en plûs noire comme dans l’asphyxie. Il y avait deux manières de concevoir cette asphyxie : ou bien Pair atmosphérique , quoique pénétrant librement dans la poitrine, ne peut plus se combiner avec le sang qui iraverse les poumons, ni les convertür en sang artériel ; ou bien son entrée dans les poumons est empêchée, et ne pouvant plus parvenir jusque dans les vésicules pulmonaires , 1l ne peut plus être
(1) Recherch. phys. sur la Vie et la Mort, Ile. partie,
art. 10, $. [°'.
(2) Inséré dans la Biblioth, médic., tom. X VII, pag. 1.
mis en contact avec le sang : on voit que dans lun et l’autre cas l’effet est le même , puisqu'il ne peut ) plus \ avoir de sang artériel de formé. M. Dupuytren se déclara pour le premier de ces deux modes d’asphyxie. Il pensa donc, 1°. que tous les animaux auxquels on a coupé les deux nerfs pneumo-gastriques meurent d’asphyxie ; 20, qu'ils en meurent, parce que l'air atmosphérique , quoique continuant de pénétrer librement dans les poumons et d’y arriver en contaet avec le sang, ne peut plus se combiner avec ce fluide, cette come binaison ne pouvant se faire que sous l'influence du principe vital et par l’intermédiaire des nerfs.
Cette seconde partie de l'opinion de M. Dupuytren était sujette à de grandes difficultés ; car c’est une observation ancienne et journalière, que le sang extravasé et mis en contact avec l'air, ÿ prend une belle couleur artérielle. D'ailleurs, si l’asphyxie était due à la cause alléguée , elle serait subite et complète, et les animaux devraient périr aussi promptiement par la section des deux : nerfs pneumo-gastriques , que par la submersion ou par la strangulation ; or, c’est ce que M. Dupuytren lui-même n’avait point observé. M. Dumas (1), doyen de la Faculté de Montpellier, ne s’en Unt pas à ces considérations, il eut recours à
(1) Journal général de Médecine taie Sédillot , tom. XXXILL, pas. 353.
des expériences directes qu'il fit sur des chiéns; et 11 trouva qu’en soufflant de l'air dans les poumons de ces animaux, apres leur avoir coupé la paire vague , 1l se forme du sang artériel, lequel a une aussi belle couleur vermeille qu'auparavant. Il en conclut que cette opération n'empêche nullement la combinaison de law avec le sang qui traverse les poumons, mais qu’elle occasionne Le second des deux modes d’asphyxie dont j’ai parlé, c’est-à-dire , qu’elle rend difficile l’entrée de l'air dans les poumons, en sorte qu’il est besoin d’une force extérieure pour le fure pénétrer jusque dans les vésicules pulmonaires; mais 1l n’indiqua point quelle était la cause qui empéchait ainsi l'air de pénétrer dans les poumons.
Vers le même témps, M. Blamwille s’occupa de la même question (1). 11 conclut de ses expériences, que le sang se combine avec l'air tout aussi bien après qu'avant la section des nerfs, et que l’air ne cesse pas d’entrer librement dans la poitrine ; et rejetant toute idée d’asphyxie , 11 parut admettre, comme Haller et quelques autres physiologistes, que la principale cause de la mort, dépendait de l’abolition des forces digestives et de
l’aliérauon des matucéres contenues dans l'estomac;
(x) Propositions extraites d’un Essai sur la Respiration ; dissertation inaugurale insérée dans la collection des thèses de la Facult. de Méd. de Paris, an 1808, n°. 14.
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cependant il avait eu la précaution de constater l’état des poumons après la mort, ce que MM. Dupuytren ét Dumas avaient négligé de faire. Il avait remorqué que dans les lapins soumis à ses expériences, les bronches étaient plus ou moins remplies de mucosités parfois sanguinolentes, et que les poumons étaient couverts de larges taches brunes ; mais 1l paraît qu'il n’avait considéré ces iaches que comme superficielles (2).
Dans cet état de choses, M. Provençal (2) s’appliqua à constater s’il y avait réellement asphyxie; il eut recours pour cela à des moyens entièrement chimiques. Considérant que toutes les fois qu'un animal est plus où moins asphyxié, il consomme, dans un temps donné , moins de gaz oxigène, qu'il forme moins d'acide carbonique , et que sa tem pérature devient plus basse que lorsqu'il ne lest pass M. Provençal examina ce que présentaient, sous ces trois rapports, les animaux auxquels 1l avait coupé la paire vague > et 1} trouva qu'ils étaient dans un véritable état d’asphixie qui devenait de plus en plus profonde à mesure qu'ils approchaient de leur fin. Il eut d’ailleurs, comme M. Blainville, l'attention d’exanuner les poumons, qu’il irouva rouges et engorgés de sang dans les
chiens, mais sans aucune apparence contre na-
© (1) Propositions, etc., pag. 20 et suiv. | (2) Bulletin des Sciences médicales, tom. V. pag. 361.
ture dans les lapins et les cochons d’Inde. Ses expériences ne semblaient établir que le fat et. non le mode de lPasphyxie ; néanmoins, 1l parut, admettre la seconde parte de l’opinion de M. Dupuytren, mais avec celte restriction que la secuon de la paire vague n’empêche que jusqu’à un certain point, et non pas entièrement, la combinaison de l’oxigène avec le sang.
En résumant les opinions qu’ont eues les divers auteurs que je viens de citer, sur la cause de la mort après la ligature ou la section de la paire vague , on voit que cette cause a été placée suCCessivement dans trois organes différens; savoir, dans le cœur, dans l’estomac et dans les poumons : organes qui en effet recoivent tous, plus ou moins, des filets de la paire vague. On a objecté avec raison que la mort devrait être beaucoup plus prompte qu’elle ne l’est ordinairement, si elle était occasionnée immédiatement par la suspension des mouvemens du cœur; et beaucoup plus tardive , si elle ne dépendait que de l’abolition des forces digestives. Quantaux poumons , en cherchant à quelle altérauon soit de leur substance, soit de leurs foncüons, on pourrait s’en prendre, 1l est évident que la quantité de sang épanché ou engorgé dans ces organes, n’est pas assez grande pour qu’on puisse attribuer la mort à l’hémorragie; et en supposant que l’engorgement soit inflammatoire , 1l n’est pas
vraisemblable que ce soit en arrêtant la cireulauon
que cet engorgement fasse périr les animaux.
L’asphyxie satisfaisait mieux aux principaux phénomènes de l'expérience ; mais , quoique l’éxistence en eût été prouvée par des expériences directes , la difficulié de s’entendre sur la manière dont elle était produite , avait fait naître des doutes sur le fond même du sujet, et quelques auteurs avaient rejeté le fait, parce qu'ils n’en concevaient pas le mode. |
Peu de temps après la publicauiondes expériences de M. Dupuytren, j’eus occasion d'employer la section des nerfs pneumo-gastriques, comme moyen asphyxiant, quel que für d’ailleurs le mode de ce genre d’asphyxie. J'étais occupé alors à déterminer le temps que les animaux de même €espèce, mais d’âges différens, peuvent, sans périr , supporter l’asphyxie produite simplement par l’intercepuon de Pair où par la suspension des mouvemens inspiratoires. Après avoir constaté la lot (a) suivant laquelle ce temps diminue depuis le moment de la naissance jusqu’à l’âge adulte, je voulus savoir si les époques auxquelles les animaux de différens âges meurent après la secuüon de la paire
vague, seraient conformes à cette loi. Le premier
\ (a) Loi. — Le mot /oi doit toujours embarrasser selon
moi, quand il s’agit d'expériences sur les animaux vivans, tant il y a d’inconstance dans les résultats?