‹ ŒuvresChapitre 24 sur 35 · CAN · texte numérisé non relu

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était insensible et paralysé. Le côté gauche jouissait. du sentiment; le bras et la jambe de ce côté étaient agilés de mouvemens convulsifs. Je conseillai des sangsues à la gorge, un vésicatoire à la nuque et un vonntf. Ces moyens, SrRPIOYES sur-le-champ,

prod uisirent tout l'effet qu’on pouvaiten attendre.

Il était deux heures du soir; à cinq heures, la

connaissance commençait à revenir, les yeuxavaient

repris de la mobilité , la paralysie et les convulsions

avaient cessé. Dans la nuit 1l y eut encore, à plu-

sieurs reprises » des vomissemens spontanés ; 1l

survint dans cetie même nuit une hémorragie

nasale. Le lendemain maun la peute malade se

trouvait très-bien , et n’éprouvait que de la faugue.

C'était la premiere fois de sa vie qu’elle eût éprouvé

une attaque semblable. Elle n’avait aucun signe de

vers; et il n’y avait aucun tr avail de denuuon.

Elle s’est très-bien portée depuis.

Je terminera par quelques mots sur les acéphales. Les principales questions auxquelles ces fœtus donnent lieu, sont de savoir comment ils peuvent vivre el se développer dans le sein de leur mére ,-et pourquoi ils périssent à diverses époques

apr ès leur naissance, les uns pouvant continuer de vivre plusieurs heures et même plusieurs jours, et les autres seulement quelques instans. Ges questions ne présentent plus de difficultés. Le cerveau, quelles que soient ses autres foncüons , et.quel que

soit l'empire qu’il exerce sur les actes de la ve,

(Cas ) Ka d'action immédiate sur l'entretien méme de fx vie, que par la respiration dont 1l recèle le premier mobile. Car, nous avons vu que son action sur Ha circulation et sur la digestion n’intéressent point la vie d’une manière aussi considérable on aussi prochaine. Or, aussi long-temps qu'un fœtus est renfermé dans le sem de sa mére, 1l n’a aucun besoin de respirer, et par conséquent l’action du cerveau sur les phénomènes mécaniques de la respirauon par les nerfs diaphragmatuques et intercostaux , et celle sur le poumon par la patre vague, ‘ lui sont inuules. J’ajoute qu’il peut de même se passer de Paction sur les viscères gastriques; car la digestion paraît être nulle avant la naissance. Le cerveau ne lui est donc pas nécessaire pour vivre, el il peut en être entièrement privé, sans que pour cela 1l cesse de se développer. C’est dans. sa moëlle épimère qu'il trouve le principe de son existence et de son accroissement. Mais aussitôt qu'il est né, aussitôt que sa mére ne respire plus pour lui, rl faut qu'il respire lui-même (a). Si le cerveau ui manque én totalité, et jusqu’au-delà de l’origine des nerfs de la huttième paire , il ne

(a) Ne respire plus pour lui. — Cela veut-il dire que le sang de la mère est d'autant plus propre à le former que ce sang a été mieux préparé, mieux vivifié par la respiration?"

Mais estil sûr que le sang de la mère passe à l’enfant?:

(gré 1) peut faire aucun mouvement ASPIRE AA LA ne vitque le temps qu'il peut, à cet âge, supporter V asphyxe, à dater du mioment où il à cessé de communiquer avec sa mère. Mais à quelles que soient les autres parties de ce viscère qui lui manquent, si l’origine des nerfs de la huitième paire subsiste , il peut respirer et il respirera, en effet, plus où moins long-temps, suivant que cette poruon deda moëlle allongée jouit d’une intégrité plus ou moins parfaite, et suivant qu elle est plus on moins à Pabri des agens extérieurs. Dans les observauons d'animaux adultes chez lesquels on a trouvé le cerveau ossifié, la moëlle allongée ne l'était jamais.

Je sais bien qu’on cite des fœtus qui étaient

non-seulement acéphales, mais chez lesquels il :

n'existait même point de moëlle épinière. Mas, outre que ces cas sont en fort petit nombre en comparaison de ceux de simples acéphales, 1l serait irès-important de sayoir si ces fœlus étaient nés morts où vivans; et c’est ce que les auteurs n’ont pas toujours eu l'attention d'indiquer. Je n’en connais que deux qu’on assure être nés, Yivans sans cerveau et sans moëlle épraess (1). Il'en est de ces fœtus comme de ceux qu’on pré ‘tend êire nés, les uns sans cœur, les autres sans aucun vestige de

“cordon ombilical, et qui sont tout aussi inexplica-

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