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JUGES HONORAIRES DU PALINOD DE CAEN

Des Neufs Sœurs je quittais l'empire ; Thérais , au pied de ses autels * Pour toujours suspendait ma lyre :

Mais un charme nouveau m'attire A la suite de deux mortels Que le Dieu du goût vient d'élire Pour présider à ces jeux solennels.

En m'honorant de vos suffrages , Daignez sourire à mes accens ,

' Ces vers ont été recueillis pour la première fois dans l'édition de Caen, 1823. Ils sont tirés du recueil palinodique de cette ville , année 1758.

^ Malfîlâtre , apposant sa signature au bas de cette pièce , prend le titre d'étudiant en droit, qu'il avait déjà pris l'année précédente. ( Note de r édition de Caen, i823. )

Ne refusez pas un encens Que la vérité donne aux sages ; Soutiens d'un peuple qui vous aime', Vous qui , par un heureux lien , L'un et l'autre savez réunir en vous-même Le grand homme et le citoyer\.

Qu'il est beau de vous voir , magistrats respectables, Marquer ici la place des rivaux ,

Et dans le sein des arts aimables

Vous délasser de vos travaux !

Tel le roi des oiseaux , des voûtes immortelles

Quitte les superbes lambris ,

Et vient , en abaissant ses ailes ,

Reposer sur des prés fleuris.

• Cette faute bien grossière , deux rimes feminiaes différentes rapproche'es , se trouve dans l'édition de Caen , 182 3, où cette pièce fut imprimée pour la première fois. Nous doutons qu'il faille l'attribuer à Malfilàtre , surtout dans un ouvrage fini , où rien ne sent la négligence. L'éditeur aura sans doute passé ici un vers masculin. Nous sommes fâchés de n'avoir pas eu la faculté de recourir aux Recueils palinodiques de Caen , d'où ces vers sont extraits.

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