EGLOGUE I I
Sans toi , qui chanterait les nymphes de nos plaines , Et les ombrages verts qui couvrent ces fontaines ? Ou qui. revêtirait , dans des vers enchanteurs, Et les prés de gazons , et les gazons de fleurs ' ?
Des cygnes de ces bords les chants mélodieux Porteront, ô Varus! votre nom jusqu'aux cieux. Faible oison des marais, mes cris se font entendre Parmi les doux accens des oiseaux du Méandre.
Revenez , revenez , aimable Galatée ; .
Quel charme sous les eaux vous retient si long-temps?
La nature renaît, et les fleurs du printemps
Ont parfumé les bords de cette onde argentée.
De ce haut peuplier les feuillages épais
Couronnent cette grotte aux nymphes consacrée ;
Les pampres enlacés qui tapissent l'entrée,
• M. Didol s'est servi de ces deux jolis vers :
Qui pourrait, comme toi , dans des vers enchanteurs , Couvrir les eaux d^ombrage et la icrre de fleurs?
276 FRÂGMENS
En redoublent encore et l'ombrage et le frais: Revenez près de nous dans ces rians bocages , Laissez les flots mugir et battre les rivages.