ACTE IL
Clytemnestre erre dans son palais , poursuivie par ses remords et l'ombre de son e'poux. Egisthe veut apaiser le trouble de son âme ; celle-ci re'pond à ses consolations par d'amers repr-oches :
Tu m'as séduite, Egisthe, et mon fatal amour A privé mon époux et du sceptre et du jour. Tu me disais , cruel , que son orgueil extrême Sur mon front , à regret , voyait le diadème , Et contre Agamemnon , irritant mon orgueil , C'est toi qui, par mes mains, as creusé son cercueil.