‹ Œuvres mathématiques d'Évariste GaloisChapitre 4 sur 18 · QUELQUES POINTS D'ANALYSE · texte numérisé non relu

QUELQUES POINTS D'ANALYSE

| L — Démonstration <Tnn théorème d'Analyse,

TaéomkifE. — Soient Fx et tx deux Jonctions quelconques données; on aura, quels que soient x et A,

tp étant une fonction déterminée, et k une quantité intermédiaire entre xetx + h.

Démonstration. — Posons, en effet,

on en déduira

P(x -+- A ) - Pf(* -h A) = Far — Pf*;

d'où Ton voit que la fonction Fx — Pfx ne change pas quand on y change x en x -h h; d'où il suit qu'à moins qu'elle ne reste constante entre ces limites, ce qui ne pourrait avoir Heu que dans des cas particuliers, cette fonction aura, entre x et x -+- A, un ou plusieurs maxima et minima. Soit k la valeur de x répondant à l'un d'eux; on aura évidemment k = $(P), $ étant une fonction déterminée; donc on doit avoir aussi P = <f(k), ? étant une autre fonction également déterminée; ce qui démontre le théorème. De là on peut conclure, comme corollaire, que la quantité

pour A = o, est nécessairement une fonction de x, ce qui démontre, a priori, l'existence des fonctions dérivées,

(') Annotes de Mathématique* de II. Gergoaae, tome XXI, page 183 (itte» i83i). C'est par toile d'ooe faute d'impressioa qa'oa y lit : Gâtais, élève à? École normale, ta liea de Galois. (I. Lioovilu.)

| IL — Rayon da courbure dos oourbea do Fospaoo.

Le rayon de courbure d'une courbe en l'un quelconque de ses points M est la perpendiculaire abaissée de ce point sur l'intersection du plan normal au point M avec le plan normal consécutif, comme il est aisé de s'en assurer par des considérations géométriques*

Cela posé, soit (x^y y z) un point de la courbe; on sait que le plan normal en ce point aura pour équation

(N) (X-*)g+(Y-,)f£-KZ-,)£ = o, .

X, Y, Z étant les symboles des coordonnées courantes. L'intersection de ce plan normal avec le plan normal consécutif sera donnée parle système de cette équation et de la suivante

attendu que

Or, il est aisé de voir que le plan (I) est perpendiculaire au plan (N), car on a ^

donc la perpendiculaire abaissée du point {x,y,z) sur l'intersection des deux plans (N) et (I) n'est autre chose que la perpendiculaire abaissée du même point sur le plan (1). Le rayon de courbure est donc la perpendiculaire abaissée du point (x, y t z) sur le plan (I). Celte considération donne, très simplement, les théorèmes connus sur les rayons de courbure des courbes dans l'espace.

ANALYSE ••vu

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