‹ Œuvres Mélanges de poésie et de littératureChapitre 26 sur 40 · HYMNE A L'AMITIE · texte numérisé non relu

HYMNE A L'AMITIE

P ILLE du ciel , source sacrée Des plaisirs les plus doux , des devoirs les plus saints^ C l'est aux premiers malheurs qu'ont soufferts les humaiiiS .Oue tu volas vers eux de la voûte étbérée.

Consume' de douleurs , accablé de travaux , L'homme allait accuser la céleste sagesse :

Tu vins secourir sa faiblesse ,

Ses biens surpassèrent ses maux.

HYMNE A L'AMÏTIE. i3i

L'onPHELiA qu! pleure sa mère.

Le jeune époux qui voit à j^^eine en ses he^ux yoxoê, Mourir le chaste objet de ses pures amours ^^ Auprès de ce cercueil va £nir sa carrière, n lui reste un ami : cet ami dans son cœnr Fai^ lentement couler un baume salutaire ;

Il vient partager sa misère,

Il en est le consolateur^

L£ mortel à qui la fortune Vendiit si chèrement ses trompeuses faveurs , Solitaire au milieu de ses nombreux flatteurs , Prodigue ses trésors à leur foule importime. Il cherche l'amitié : c'est vers son doux lien Qu'il tourne ses désirs , et non son espe'ranice ;

Il en achète l'apparence ;

Pour lui ton nom seul est un bien.

Au sein même de la victoire , Tu charmes le guerrier, qui, dans le champ 'de Mars D'un peuple de héros guidant les étendards , Cueille & la liberté les palmes de la gloire. Par ses frères vainqueurs lorsqu'il se sent presser, Des larmes qu'il répand son courage* s'honore ^ Mais ses pleurs sont plus doux encore Quand son amâ vient l'embrasser.

Le sage dans la solitude, Libre des passions , dégagé de tout soin , , S'applaudit de sentir l'impérieux besoin* De mêler tes plaisirs aux douceurs de l'étude.

i3a HYMNE A L'ÀMITlE.

Pbt toî contre la mort ses sens plus affennu Des horreurs du trépas soutiennent mieux la yw}

Socrate buvant la ciguë

Sourit à ses jeunes amis.

Le saint amour de la patrie Par tes divines lois est encore épuré.

Contemplez des amis le bataillon tuicré De l'oppresseur des Grecs affrontant la fh/io;" Accablés , non vaincus , après an long eSbrlp Ils meurent.... Yoyez-les couchés sur la poussière

Chacun tient la main de sou frère ^

Aucun d'eux n'a senti la mort

Ainsi ta douce et vive flamme Ajoute à la sagesse, augmente la valeur ,' L'innocence et la paix , la force et le bonheuc Accourent à ta voix s'emparer de notre àme.

Relevant les humains par le vice abattus , Jusqu'au plus haut du ciel avec eux tu t'élaiiccs $

Tes devoirs sont des récompenses ,

Et tes plaisirs sont des vertus,

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