VALÈRE, ÉLISE
VALÈRE
Hé quoi ! charmante Élise, vous devenez mélancolique ^ après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté deme donner de votre foi? Je vous vois soupirer, hélas ! au mi > lieu de ma joie! Est-ce du regret, dites-moi, de m'avoir fait heureux? et vous repentez -vous de cet engagement où mes feux ont pu vous contraindre?
Élise.
Non, Valère, je ne puis pas me repentir de tout ce que je fais pour vous. Je m'y sens entraîner par une trop douce puissance^ et je n'ai pas même la force de souhaiter que les choses ne fussent pas. Mais, à vous dire vrai, le succès me donne de l'inquiétude ; et je crains fort de vous aimer an peu plus que je ne devrais.