‹ ŒuvresChapitre 190 sur 599 · ACTE I, SCÈNE VU · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VU

GEORGE OANOIN.

Taisez-Tous, bonne pièce (1). Vous faites la sournoise, mais je TOUS connais il y a longtemps, et vous êtes une dessalée (2).

CLAUDINE, à Angélique.

Madame, est-ce que...

GEORGE DANDIN

Taisez- vous; tous dis-je; vous pourriez bien porter la folle enchère de tous les autres, et vous n'avez point de père gentilhomme.

ANGÉLIQUE

C'est une imposture si grande, et qui ine touche si foift au cœur, que je ne puis pas même avoir la force d'y répondre. Cela est bien horrible d'être accusée par un mari, lorsqu'on ne lui fait rien qui ne soit à faire ! Hélas ! si je suis blâmable en quelque chose, c'est d'en user trop bien avec lui.

CLAUDINE

Assurément.

ANGÉLIQUE

Tout mon malheur est de le trop considérer ; et plût au ciel que je fusse capable de souffrir, comme il dit, les galanteries de quelqu'un ! je ne serais pas tant à plaindre. Adieu ; je me retire, et je ne puis plus endurer qu'on m'outrage de cette

sorte.

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