MONSIEUR ET MADAME DE SOTENVILLB, CLITANDRE, GEORGE DANDIN, CLAUDINE
MADAME DE SOTENVILLB , à George Dandin.
Allez, VOUS ne méritez pas l'honnète femme qu'on vous a donnée.
CLAUDINE
Par ma foi ! il mériterait qu'elle lui fit dire vrai ; et, si j'étais en sa place, je n'y marchanderais pas. (a ciitandre.) Oui, Monsieur, vous devez, pour le punir, faire l'amour à ma maîtresse. Poussez, c'est moi qui vous le dis : ce sera fort bien employé et je m'offre à vous y servir, puisqu'il m'en a déjà taxée. ( Claudine sort.)
{}) Par ironie, une bonne pUce, c'est-à-dire une pièce de monnaie f mute ; et, au figuré , une méchante personne.
(2) Vieux mot que l'Académie n'a pas aocoeilli dans son diotloiuiaire , mais qui est encore en nsage parmi le peuple. 11 yeut dire ftn>, msâ , adroit, égrillurd. (,Voytz RICHBLBT.)
244 GEORGE DANDIN
MONSIEUR DE SOTENYILLE.
Vous méritez, mon gendre, qu'on vous dise ces choses-là; et votre procédé met tout le monde contre vous.
HADAUE DE SOTENYILLE.
Allez, songez à mieux traiter une demoiselle bien née; et prenez garde désormais à ne plus faire de pareilles bévues.
GEORGE DANDIN, à part.
J'enrage de bon cœur d'avoir tort, lorsque j'ai raison.