‹ ŒuvresChapitre 196 sur 599 · ACTE n, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE n, SCENE I

CLAUDINE

Ah! doucement. Je n'aime point les patineurs.

LUBIN

Eh! un petit brin d'amitié.

CLAUDINE

Laisse-moi là, te dis-je; je n'entends pas raillerie.

LUBIN

Claadine.

CLAUDINE, repoussant Lubin.

Hai!

LUBIN

Ah! que tu es rude à pauvres gens! Fi ! que cela est malhonnête de refuser les personnes! N'as-tu point de honte d'être belle, et de ne vouloir pas qu'on te caresse? Eh ! là !

Je te donnerai ^ur le nez.

LUBIN

Oh! la farouche ! la sauvage ! Fi ! pouas ! la vilaine, qui est

cruelle!

CLAUDINE

Ta t'émancipes trop.

LUBIN

Qu'est-ce que cela te coûterait de me laisser un peu faire?

CLAUDINE

II faut que tu te donnes patience.

LUBIN

Un petit baiser seulement, en rabattant sur notre mariage.

CL4UDINE

Je suis votre servante.

LUBIN

Claudine, je t'en prie, sur l'et -tant-moins (1).

CLADDINR.

Eh! que nenni I J'y ai déjà été attrapée. Adieu. Va-t'en, et dis à monsieur le vicomte quej'aurai soin de rendre son billet.

LUBIN

Adieu, beauté rudanière (2).

Le mot est amoureux.

(1) Cette ezpr«uton, p«a oonnne , est empnintée de la prmtlqiu , et Biffnifla en ^^iuetion : Je tou donnerai cela sur et-tant-moùu de ce que je roua doit. (B.)

(») Rudanih^, dans le style populaire, signille une penonne d'une humeur ^woache , aértee , bnuqne.

250 GEOBGE DANDIN.

LUBIN

Adieu, icocher, caillou, pierre de taille, et tout ce qu'il y a de plus dur au monde.

CLAUDINE, seule.

Je vais remettre auxmaias de ma maîtresse... Mais la Toici avec soojnari : éloignons-nous, et attendonsqu'elle soit seule.

Page 1