‹ ŒuvresChapitre 207 sur 599 · ACTE II, SCENE XL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XL

dîesse de venir chez moi me rendre visite, de me dire que TOUS m'aimez, et de me faire cent sots contes pour me persuader de répondre à vos extravagances : comme si j'étais femme à violer la foi que j'ai donnée à un mari, et m'éloigner jamais de la vertu que mes parents m'ont enseignée ? Si mon père savait cela, il vous apprendrait bien à tenter de ces entreprises ! Mais une honnête femme n'aime point les éclats : je n'ai garde de lui en rien dire ; ( Après avoir fait signe à Claudine d'appoKer un bâton.) et je veux VOUS montrer que, toute femme que je suis, j'ai assez de courage pour me venger moimême des offenses que l'on me fait. L'action que vous avez faite n'est pas d'un gentilhomme, et ce n'est pas en gentilhomme aussi que je veux vous traiter.

(ADgéliqae prend le bâton, et le lève sur Glitandre, qui se range de façon que les coups tombent sur George Dandin. ) CLITANDREy criant comme s'il avait été frappé. Ah! ah! ah! ah! ah! doucement.

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