‹ ŒuvresChapitre 237 sur 599 · ACTE I, SCÈNE YL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE YL

MONSIEUR DE PODRGEAUGNAC.

Je n'en doute poinl.

SBRIGANI

Ennemi de la fourberie.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAG.

J'en sms persuadé.

SBRIGANI

Et qui n'est pas capable de déguiser ses sentiments.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAG.

C'est ma pensée.

Vous regardez mon habit, qui n'est pas fait comme les autres; mais je suis originaire de Naples, à votre service, et j'ai voulu conserver un peu et la manière de s'habiller et la sincérité de mon pays.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAG.

C'est fort bien fait. Pour moi, j'ai voulu me mettre à la mode de la cour pour la campagne.

SBRIGANI

Ma foi, cela tous va mieux qu'à tous nos courtisans.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAG.

C'est ce que m'a dit mon tailleur. L'habit est propre et riche, et il fera du bruit ici.

SBRIGANI

Sans doute. N'irez- vous pas au Louvre?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAG.

Il faudra bien aller faire ma cour.

SBRIGANI

Le roi sera ravi de vous voir.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAG.

Je le crois.

SBRIGANI

Avez-vous arrêté un logis?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAG.

Non ; j'allais en chercher un.

Je serai bien aise d'être avec vous pour cela ; et je connais tout ce pays-ci.

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