MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, JULIE, ORONTE
JULIE
On vient de mé dire, mon père, que monsieur de Pour-, «augnac est arrivé. Ah! le voilà sans doute, et mon cœur De le dit. Qu'il est bien fait! qu'il a bon air! et que je suis entente d'avoir un tel époux ! Souffrez que je l'embrasse, et lue je lui témoigne...
814 M. DE POUBCBAUGNAC.
ORONTB.
Doucement, ma fille, doucement.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC , à part.
Tudieu ! quelle galante I comme elle prend fen d'abord !
ORONTE
Je voudrais bien savoir, monsieur de Pourceaugnac, par quelle raison vous venez...
JULIE s'approche de M. de Pourceau^Bac, le regarde d'an air languissant, et lui veut prendre la main.
Que je suis aise de vous voir ! et que je brûle d'impatience. ..
ORONTE
Ah ! ma fille, ôtest-vous de là, vous dis-je.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC , à part.
Oh! oh! quelle égrillarde 1
ORONTE
Je voudrais bien, dis-je, savoir par quelle raison, sll vous plaît, vous avez la hardiesse de...
( Julie continne le même Jea.) MONSIEUR DE P0URCEAC6NAC, à part.
Vertu de ma vie !
ORONTE, à Julie.
Encore! Qu'est-ce à dire, cela?
JULIE
Ne Toulez-^ous pas que je caresse l'époux que vous m'avez choisi?
ORONTE
Non. Rentrez là dedans.
JULIE
Laissez- moi le regarder.
ORONTE
Rentrez, vous dis -je.
JULIE
Je veux demeurer là, s'il vous plaît.
ORONTE
Je ne veux pas, moi; et si tu ne rentres tout à l'heure, je...
JUUE.
Eh bien, je rentre.
ORONTE
Ma fille est une sotte qui ne sait pas les choses.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.
Comme nous lui plaisons 1 ORONTE, à Julie, qui est restée après avoir fait qùelqaes pas poor s*en aller.
Tu ne veux pas te retirer?