‹ ŒuvresChapitre 262 sur 599 · MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, JULIE, ORONTE · texte numérisé non relu

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, JULIE, ORONTE

JULIE

On vient de mé dire, mon père, que monsieur de Pour-, «augnac est arrivé. Ah! le voilà sans doute, et mon cœur De le dit. Qu'il est bien fait! qu'il a bon air! et que je suis entente d'avoir un tel époux ! Souffrez que je l'embrasse, et lue je lui témoigne...

814 M. DE POUBCBAUGNAC.

ORONTB.

Doucement, ma fille, doucement.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC , à part.

Tudieu ! quelle galante I comme elle prend fen d'abord !

ORONTE

Je voudrais bien savoir, monsieur de Pourceaugnac, par quelle raison vous venez...

JULIE s'approche de M. de Pourceau^Bac, le regarde d'an air languissant, et lui veut prendre la main.

Que je suis aise de vous voir ! et que je brûle d'impatience. ..

ORONTE

Ah ! ma fille, ôtest-vous de là, vous dis-je.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC , à part.

Oh! oh! quelle égrillarde 1

ORONTE

Je voudrais bien, dis-je, savoir par quelle raison, sll vous plaît, vous avez la hardiesse de...

( Julie continne le même Jea.) MONSIEUR DE P0URCEAC6NAC, à part.

Vertu de ma vie !

ORONTE, à Julie.

Encore! Qu'est-ce à dire, cela?

JULIE

Ne Toulez-^ous pas que je caresse l'époux que vous m'avez choisi?

ORONTE

Non. Rentrez là dedans.

JULIE

Laissez- moi le regarder.

ORONTE

Rentrez, vous dis -je.

JULIE

Je veux demeurer là, s'il vous plaît.

ORONTE

Je ne veux pas, moi; et si tu ne rentres tout à l'heure, je...

JUUE.

Eh bien, je rentre.

ORONTE

Ma fille est une sotte qui ne sait pas les choses.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.

Comme nous lui plaisons 1 ORONTE, à Julie, qui est restée après avoir fait qùelqaes pas poor s*en aller.

Tu ne veux pas te retirer?

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