SCÈNE VIII
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, ORONTE , LUCETTE. LUCETTE, contrefaisant une Lan^edocienne.
Ah ! tu es assi, et à la fi yeu te trobi après abé fait tant de passés. Podes-tu, scélérat, podes-tu sousteni ma bistoll]!*
Qu'est-ce que veut cette femme-là ?
LUCETTE
Que te boli, infâme! Tufas samblan de non me pas connouisse, et nou rougisses pas, impudint que tu sios, tu ne rougisses pas de me beyre. ( a Oronte.) Nou sabi pas, Moussur, saquos bous dont m'an dit que bouillo espousa la fille : may yeu bous déclari que yeu soun sa fenno, et que y a set ans, Moussur, qu'en passant à Pézénas, el auguet l'adresse, dambé sas mignardisos, commo sap tabla fayre, de me gaigna lou cor, et moubligel pra quel mouyen à ly donna la man per Tespousa (2).
(1) LtlOlBTTB.
Ah ! tn es Id , et à U fin je te tavaro , après avoir fait tant d'allées et de reiraes. Peax-tu', Bcélérat^ peax-tu, soutenir ma Tue? (L. B.)
(2) LUCETTE
Ce que je te veux , infâme ! ta fais semblant de ne me pas connaître, et tu ne rougis pas, impudent qne ta es, ta ne tougis pas de me voir? (A Oroote.)