‹ ŒuvresChapitre 307 sur 599 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

MONSIEUR JOURDAIN, LE HAtTRB TAILLEUR, LE GARÇON TAILLEUR, GARÇONS TAILLEURS DANSANTS, UN LAQUAIS.

LE MAÎTRE TAILLEUR, à ses garçons.

Mettez cet habit à Monsieur, de la manière que tous iaites aux personnes de qualité.

PREMIÈRE ENTRÉE DE BALLET

Les qaatre garçons tailleurs dansants s'approchent de M. Jourdain. Deux lui arrachent le haut-de-chausses de ses excercices; lesdeox autres lui ôtent la camisole ; après quoi, toujours en cadence, ils Ini mettent son habit neuf. M. Jourdain se promène a« milieu d'eux, et leur montre son habit pour Toir s*il est bien. GARÇON TAILLEUR.

Mon gentilhomme, donnez, s'il rem» plaft, aux garçoiK quelque chose pour boire.

MONSIEUR JOURDAIN.'

Comment m'appelez-vous?

• GARÇON TAILLEUR

Mon gentilhomme.

MONSIEUR JOURDAIN

Mon gentilhonmie ! Voilà ce que c'est que de se mettre en personne de qualité ! Allez- vous-en demeurer toujours habillé en bourgeois, on ne vous dira point : Mon gentilhomme. (Donnant de l'argent.) Tenez, voilà pour Mon gentilhomme.

GARÇON TAILLEUR

Monseigneur, nous vous sommes bien obligés.

MONSIEUR JOURDAIN

Monseigneur! Oh! oh! oh! Monseigneur! Attendezymon ami; Monseigneur mérite quelque chose, et ce n'est pas une petite parole que Monseigneur! Tenez, voilà ce que Monseigneur vous donne.

GARÇON TAILLEUR

Monseigneur, nous allons boire tous à la santé de Votre Grandeur.

MONSIEUR JOURDAIN

Votre Grandeur! Oh I oh I oh ! Attendez; ne vous en allez pas. A moi, Votre Grandeur! (Bas à part.) Ma foi, s'il ¥a jus-

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