ACTE II, SCÈNE VIII
MONSIEUR JO0RD4IN
Est-ce qu'il £atut dire cela ?
LE MAÎTRE TAILLEUR
Oui, yraîment. Toutes les personnes de qualité les portent [e la sorte.
MONSIEUR JOURDAIN
Les personnes de qualité portent les fleurs en en bas?
LE MAÎTRE TAILLEUR
Oui, Monsieur,
MONSIFUR JOURDAIN. ,
Oti ! Yoilà qui est donc bien ?
LE MAITRE TAILLEUR
Si TOUS voulez, je les mettrai en en haut.
MONSIEUR JOURDAIN
Non, non.
LE MAlTRB TAILLEUR.
Vous n'avez qu'à dire.
MONSIEUR JOURDAIN
Non, vous dis-je; vous avez bien fait. Croyez-vous que mn habit m'aille bien ?
LE MAÎTRE TAILLEUR
Belle demande! Je défie un peintre, avec son pinceau, de rons faire rien de plus juste. J'ai chez moi un garçon qui, )oar monter une rhingrave, est le plus grand génie du nonde; et un autre qui, pour assembler un pourpoint, est e héros de notre temps.
La perruque et les plumes sont-elles comme il faut ?
LE MAlTRE TAILLEUR.
Tout est bien.
M. JOURDAIN, regardant le maître tailleur. Ahl ahl monsieur le tailleur, voilà de mon étoffe du der< ûer habit que vous m'avez fait. Je la reconnais bien.
LE MAÎTRE TAILLEUR
C'est que l'étoffe me sembla si belle, que j'en ai voulu leœr un habit pour moi.
MONSIEUR JOURDAIN
Oui; mais il ne fallait pas le lever avec le mien.
LE MAÎTRE TAILLEUR
▼oulez-vous mettre votre habit?
MONSIEUR JOURDAIN
Oui : donnez-le-moi.
LE MAÎTRE TAILLEUR
Attendez. Cela ne va pas comme cela. J'ai amené des gens uQUÀiii. — T. n. 21