‹ ŒuvresChapitre 333 sur 599 · CLÉONTE, COVIELLE · texte numérisé non relu

CLÉONTE, COVIELLE

COVIELLE

Vous avez fait de belles affaires, avec vos beaux sentiments!

CLÉONTE

Que veux-tu? j'ai un scrupule là-dessus que l'exemple ne saurait vaincre.

^ COVIELLE

vous moquez-vous, de le prendre sérieusement avec un

homme comme cela ? Ne Toyez-Tous pas qn'il est fou ? el vous coûtait-il quelque chose de tous accommoder À ses chimères?

CLéONTB.

Tu as raison ; mais je ne croyais pas qu'il fallût faire ses preuves de noblesse pour être gendre de M. Jourdain.

GOYIELLE, riant.

Ahlahl ahl

CLÉONTB.

. De quoi ris-tu?

COTIELLE.

D'une pensée qui me vient pour jouer notre homme, et vous faire obtenir ce que vous souhaitez.

CLÉONTE

Comment?

COVIELLE

L'idée est tout à fait plaisante.

CLÉONTE

Quoi donc?

COVIELLE

Il s'est fait depuis peu une certaine mascarade qui vient le mieux du monde ici, et que je prétends faire entrer dans une bourle (1) que je veux faire à notre ridicule. Tout cela sent un peu sa comédie; mais, avec lui, on peut hasarder toute chose ; il n'y faut point chercher tant de façons, et il est homme à y jouer son rôle à merveille , à donner aisément dans toutes les fariboles qu'on s'avisera de lui dire. J'ai les acteurs, j'ai les habits tout prêts; laissez-moi faire seulement.

CLÉONTE

Mais apprends-moi...

COVIELLE

Je vais vous instruire de tout. Retirons- nous; le voilà qui revient.

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