‹ ŒuvresChapitre 359 sur 599 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

MADAME JOURDAIN, CLÉONXS, monsieur JOURDAIN. LUGILE , DORANTE , DORIMÈNE , COYIELLE.

MADAME lOtJRDAirf.

Comment donc? qu'est-ce que c'est que ceci? on dit que vous Toulez donner votre tille en mariage à un caréiDe-pre< nant(l)!

MONSIEUR JOURDAm.

Voulez- vous vous taire, impertinente? Vous venez tonjours mêler vos extravagances à toutes choses* et il n'y a pas moyen de vous apprendre à être raisonnable.

MADAME JOURDAIN

C'est vous qu'il n'y a pas moyen de rendre sage ; et tous allez de folie en folie. Quel est votre dessein, et que voulezvous faire avec cet assemblage.^

MONSOSUR JOURDAIN.

Je veux marier notre fille avec le fils du Grand Turc.

MADAME JOURDAIN

Avec le fils du Grand Turc?

MONSIEUR JOURDAIN, montrant Govielle.

Oui. Faites-lui faire vos compliments par le trucheinent que voilà.

MADAME JOURDAIN

Je n'ai que faire du truchement; et je lui dirai bien moimême, à son nez, qu'il n'aura point ma fille.

MONSIEUR JOURDAIN

Voulez- vous VOUS taire, encore une fois ?

DORANTE

Comment, madame Jourdain, vous vous opposez à un honneur comme celui-là? vous refusez 'Son Altesse torque pour gendre ?

MADAME JOURDAIN

Mon Dieu ! Monsieur, mjftlez-vous de vos affaires.

DORIMÈNE

C'est une grande gloire qui n'est pas à rejeter.

MADAME JOURDAIN

Madame, je vous prie aussi de ne vous point embarrasser de ce qui ne vous touche pas.

(1) Carim«rprma>U ae dit des trois joan de onuTal «ni préoèdeot le ae^ credi des Cendres ; et, par extension, des gens qui pendant OM joon-là ooveot les' rues «n nuwqnes. (A.)

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