‹ ŒuvresChapitre 395 sur 599 · SCÈNE VIL LÉANDRE, OCTAVE, SCAPIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL LÉANDRE, OCTAVE, SCAPIN

LÉANDRB.

Ahl mon pauvre Scapin, j'implore ton secours.

se AFIN, se levant , et passant fièrement devant Lèandre. Ah I mon pauvre Scapin ! Je suis mon paurre Scapin, à cette heure qu'on a besoin de moi.

LÉANDRB.

Va, je te pardonne tout ce que tu viens de me dire , et pt» encore , si tu me l'as fait.

SCAPIlf.

Non, non, ne me pardonnez rien ; passez-moi votre épée au travers du corps. Je serai ravi que vous me tuiez.

LÉANDRE

Non. Je te conjure plutôt de me donner la vie, en servant mon amour.

Point, point; vous ferez mieux de me tuer.

LÉANDIUS.

Tu m'es trop précieux; et je te prie de vouloir employer pour moi ce génie admirable qui vient à bout de toutes choses.

Non. Tuez-moi, vous dis-je.

LÉANDRE

Ah! de grâce, ne songe plus à tout cela, et pense à me donner le secours que je te demande.

OCTAVE

Scapin, il faut fidre quelque chose pour lui.

Le moyen, après une avanie de la sorte?

LÉANDRE

Je te conjure d'oublier mon emportement, et de me prêter ton adresse.

OCTAVE

Je joins mes prières aux siennes.

J'ai cette insulte-là sur le cœur,

OCTAVE

Il faut quitter ton ressentiment.

LÉANDRE

Voudrais tu m'abandonner, Scapin, dans la cruelle extrémité où se voit mon amour ?

Me venir faire, à l'improviste, un affront comme celui-là !

LÉANDRB.

J'ai tort, je le confesse.

Me traiter de coquin, de fripon, de pendard, d'infâme!

Page 1