SCÈNE VIL LÉANDRE, OCTAVE, SCAPIN
LÉANDRB.
Ahl mon pauvre Scapin, j'implore ton secours.
se AFIN, se levant , et passant fièrement devant Lèandre. Ah I mon pauvre Scapin ! Je suis mon paurre Scapin, à cette heure qu'on a besoin de moi.
LÉANDRB.
Va, je te pardonne tout ce que tu viens de me dire , et pt» encore , si tu me l'as fait.
SCAPIlf.
Non, non, ne me pardonnez rien ; passez-moi votre épée au travers du corps. Je serai ravi que vous me tuiez.
LÉANDRE
Non. Je te conjure plutôt de me donner la vie, en servant mon amour.
Point, point; vous ferez mieux de me tuer.
LÉANDIUS.
Tu m'es trop précieux; et je te prie de vouloir employer pour moi ce génie admirable qui vient à bout de toutes choses.
Non. Tuez-moi, vous dis-je.
LÉANDRE
Ah! de grâce, ne songe plus à tout cela, et pense à me donner le secours que je te demande.
OCTAVE
Scapin, il faut fidre quelque chose pour lui.
Le moyen, après une avanie de la sorte?
LÉANDRE
Je te conjure d'oublier mon emportement, et de me prêter ton adresse.
OCTAVE
Je joins mes prières aux siennes.
J'ai cette insulte-là sur le cœur,
OCTAVE
Il faut quitter ton ressentiment.
LÉANDRE
Voudrais tu m'abandonner, Scapin, dans la cruelle extrémité où se voit mon amour ?
Me venir faire, à l'improviste, un affront comme celui-là !
LÉANDRB.
J'ai tort, je le confesse.
Me traiter de coquin, de fripon, de pendard, d'infâme!