‹ ŒuvresChapitre 410 sur 599 · ACTE m, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE I

<iit qui est si plaisant, da stratagème dont tu t'es avisé pour tirer de l'argent de ton vieillard avare. Ta sais qu'on ne perd point sa peine lorsqu'on me fait un conte, et que je le paye assez bien, par la joie qu'on m'y voit prendre.

Voilà Silvestre qui s'en acquittera aussi bien que moi. J'ai dans la tète certaine petite vengeance dont je vais goûter le plaisir.

SILVESTRE

Pourquoi, de gaieté de cœur, veux- tu chercher à t'attirer de méchantes affaires?

Je me plais à tenter des entreprises hasardeuses.

Je te l'ai déjà dit, tu quitterais le dessein que tu as, situ m'en voulais croire.

Oui; mais c'est moi que j'en croirai.

SILVESTRE

A quoi diable te vas-tu amuser ?

De quoi diable te mets-tu en peine? ,

SILVESTRE

C'est que je vois que, sans nécessité, tu vas courir risque de t'attirer une venue de coups de bâton (1).

Eh bien ! c'est aux dépens de mon dos, et non pas du tien.

SaVESTRE.

Il est vrai que tu es maître de tes épaules, et tu en disposeras comme il te plaira.

Ces sortes de périls ne m'ont jamais arrêté ; et je hais ces coeurs pusillanimes qui, pour trop prévoir les suites des choses, n'osent rien entreprendre.

ZBRBINETTE, à Scapin.

Nous aurons besoin de tes soins.

Allez. Je vous irai bientôt rejoindre. Il ne sera pas dit qu'impunément on m'ait mis en état de me trahir moi-même, et de découvrir des secrets qu'il était bon qu'on ne sût pas.

(1) On disait aaoieananttit d'nn homme qui avait été fort maltraité , on lui en a donné cPune venue; c'ait pent-ètra de oe proTerbe que Holitee a tiré rex*jtreaaion siniraliàre et inusitée de venue de coups de bâton. (A.)

474 LES POUEBEBIES DK SOAPIN.

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