SCÈNE VII
GÉRONTE, ARGANTE, SILYESTRE
GÉRONTB.
Ah! seigneur Argante, tous me Toyez accablé de disgiice.
ARGANTE
Vous me Toyéz aussi dans un accablement horrible.
GÉRONTB.
Le pendard de Scapin, par une fourberie, m'a attrapé cinq cents écus.
ARGANTE
Le même pendard de Scapin, par une fourberie aussi, m'a attrapé deux cents pistoles.
GÉRONTE
Il ne s'est pas contenté de m'attraper cinq cents écus; il m'a traité d'une manière que j'ai honte de dire. Mais il me la payera.
ARGANTE
Je Teux qu'il me fasse' raison de la pièce qu'il m*a jouée.
GÉRONTE
Et je prétends faire de lui une Tengeance exemplaire.
SILTESTRE, à part.
Plaise au ciel que, dans tout ceci» je n'aie point ma part!
GÉRONTE
Mais ce n'est pas encore tout, seigneur Argante ; et un malheur nous est toi^ours l'aTant-coureur d'un autre. Je me réjouissais aujourd'hui de l'espérance d'avoir ma fille, dont je faisais toute ma consolation, et je Tiens d'apprendre de mon homme rfu'elle est partie il y a longtemps de Tarente, et qu'on y croit qu'elle a péri dans le Taisseau où elle s'embarqua.
ARGANTE
Mais pourquoi, sll tous platt, la tenir à Tarente, et ne TOUS être pas donné la joie de l'aToIr aTec tous?
GÉRONTE
J'ai eu mes raisons pour cela ; et ô^s intérêts de famille m'ont obligé, jusques ici, à tenir fort secret ce second mariage. Mais que Toià-je ?