LE VICOMTE , LA COMTESSE , JULIE , CRIQUET. LE VICOMTE
Madame, je viens vous avertir que la comédie sera bientôt prête, et que, dans un quart d'heure, nous pouvons passer dans la salle.
LA .COMTESSE
Je ne veux point de cohue, au moins, (a criquet.) Que Ton dise à mon suisse qu'il ne laisse entrer personne.
LE VICOMTE
En ce cas. Madame, je vous déclare que je renonce à la comédie ; et je n'y saurais prendre de plaisir, lorsque la compagnie n'est pas nombreuse. Croyez-moi, si vous voulez voiis bien divertir, qu'on dise à vos gens de laisser entrer toute la ville.
LA COMTESSE
Laquais, un siège. (Au vicomte, après qu'il s'est assis.) Voos voilà venu à propos pour recevoir un petit sacrifice que je veux bien vous faire. Tenez, c'est Un billet de M. Tibaudier, qui m'envoie, des poires. Je vous donne la lii>erté de le lire tout haut; je ne l'ai point encore vu.
LE VICOMTE., après avoir lu tout bas le billet.
Voici un billet du beau style , Madame, et qui mérite d'être bien écouté. « Madame, je n'aurais pas pu vous faire le a présent que je vous envoie, si je ne recueillais pas plus de « fruit de mon jardin que j'en recueille de mon amour. »
LA COMTESSE
Cela vous marque clairement qu'il ne se. passe rien entre nous.