‹ ŒuvresChapitre 440 sur 599 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

LE VICOMTE

« Les poires ne sont pas encore bien mûres ; mais elles en « cadrent mieux avec la dureté de votre âme, qui, par ses « continuels dédains, ne me promet pas poires molles. Trouve vez bon. Madame, que, sans m'engager dans une énumé- « ration de vos perfections et charmes, qui me jetterait dans « un progrès à l'infini, je conclue ce mot, en vous faisant « considérer que je suis d'un aussi franc chrétien que les « poires que je vous envoie, puisque je rends le bien pour «r le mal ; c'est-à-dire, Madame^ponrm'expliquer plud intel- « ligiblement, puisque je vous présente des poires de bon- « chrétien pouir des poires d'angoisse, que vos cruautés me « font avaler tous les jours.

(( TIBAUDIER, votre esclave i&dig&e. »

Voilà, Madame, un billet à garder.

LA COMTESSE

Il y a peut-être quelque mot qui n'est pas de l'Académie; mais j'y remarque un certain respect qui me plaît beaucoup.

Vous avez raison, Madame ; et, Monsieur le vicomte dût-il s'en offenser, j'aimerais un homme qui m'écrirait comme cela.

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