‹ ŒuvresChapitre 471 sur 599 · ACTE n, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE n, SCÈNE VIII

L'un me brâle mon rôt, en lisant quelque histoire ; L'autre rêve à des vers, quand je demande à boire : Enfin je Yois par eux Yotre exemple suiYÎ, Et j'ai des serviteurs, et ne suis point servi. Une pauvre servante au moins m'était restée, Qui de ce mauvais air n'était point infectée, Et voilà qu'on la chasse avec un grand fracas, A cause qu'elle manque à parler Vaugelas ! Je vous le dis, ma sœur, tout ce train-là me blesse; Car c'est, comme j'ai dit, à vous que je m'adresse. Je n'aime point céans tous vos gens à latin, Et principalement ce monsieur Trissotin : C'est lui qui, dans des vers, vous a tympanisées ; Tous les propos qu'il tient sont des billevesées. On cherche ce qu'il dit après qu'il a parlé ; Et je lui crois, pour moi, le timbre un peu fêlé.

PHILAMINTE

Quelle bassesse, ô ciel ! et d'âme et de langage î

BÉLISE

Est-il de petits corps un plus lourd assemblage,

Un esprit composé d'atomes plus bourgeois?

Et de ce même sang se peut-il que je sois?

Je me veux mal de mort d'être de votre race,

Et, de confusion, j'abandonne la place. ^ ;

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