‹ ŒuvresChapitre 472 sur 599 · PHILAMINTE, CHRYSALE · texte numérisé non relu

PHILAMINTE, CHRYSALE

PHIL4NINTR.

Avez- vous à lâcher encore quelque trait?

CHRYSALE

Moi? non. Ne parlons plus de querelle; c'est fait. Discourons d'autre affaire. A votre fille aînée On voit quelque dégoût pour les nœuds d'hyménée, C'est une philosophe enfin, je n'en dis rien ; Elle est bien gouvernée, et vous faites fort bien : Mais de tout ^ autre humeur se trouve sa cadette, Et je crois qu'il est bon de pourvoir Henriette, De choisir un mari...

PHILAMINTE

C'est à quoi j'ai songé.

Et je veux vous ouvrir l'intention que j'ai.

Ce monsieur Trissotin, dont on nous fait un crime , Et qui n'a pas l'honneur d'être dans Totre estime. Est celui que je prends pour l'époux qu'il lui faut ; Et je sais mieux que vous juger de ce qu'il vaut. La contestation est ici superflue ; Et de tout point chez moi l'affaire est résolue. Au moins ne dites mot du choix de cet époux; Je veux à votre fille en parler avant vous. J'ai des raisons à faire approuver ma conduite, Et je connaîtrai bien si vous l'avez instruite.

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