PHILAMINTE , ARMAND
ARHANDE.
Oui, rien n'a retenu son esprit en balance; Elle a fait vanité de son obéissance; Son cœur, pour se livrer, à peine devant moi S'est-il donné le temps d'en recevoir la loi, Et semblait suivre moins les volontés d'un père Qu'aiFecter de braver les ordres d'une mère.
PHILAMINTE
Je lui montrerai bien aux lois de qui des deux Les droits de la raison soumettent tous ses vœux. Et qui doit gouverner, ou sa mère ou son père. Ou l'esprit ou le corps, la forme ou la matière.
ARMANDE
On vous en devait bien, au moins, un compliment,
Et ce petit monsieur en use étrangement
De vouloir, malgré vous, devenir votre gendre.
PHILAMINTE
Il n'en est pas encore où son cœur peut prétendre.