‹ ŒuvresChapitre 497 sur 599 · CUT ANDRE · texte numérisé non relu

CUT ANDRE

Il n'est plus temps, Madame; une autre a pris la place; Et, par un lel retour, j'aurais mauvaise grâce

De maltraiter l'asile et blesser les bontés, Où je me suis sauvé de toutes vos fiertés.

PHILAHIIfTE,

Mais enfin, comptez- vous, Monsieur, sur mon suffrage, . Quand vous vous promettez cet autre mariage ? Et, dans vos visions, savez-vous, s'il vous plaît , Que j'ai pour Henriette un autre époux tout prêt ?

CLIT ANDRE

Hé! Madame, voyez votre choix, je vous prie;

Exposez-moi, de grâce, à moins d'ignominie,

Et ne me rangez pas à l'indigne destin

De me voir le rival de monsieur Trissotin.

L'amour des beaux esprits, qui chez vous m'est contraire,

Ne pouvait m'opposer un moins noble adversaire.

n en est, et plusieurs, que, pour le bel esprit.

Le mauvais goût du siècle a su mettre en crédit;

Mais monsieur Trissotin n'a pu duper personne ,

Et chacun rend justice aux écrits qu'il nous donne.

Hors céans, on le prise en tous lieux ce qu'il vaut ;

Et ce qui m'a vingt fois fait tomber de mon haut.

C'est de vous voir au ciel élever des sornettes

Que vous désavoueriez, si vous les aviez faites.

PHILAMINTE

Si vous jugez de lui tout autrement que nous , C'est que nous le voyons par d'autres yeux que vous.

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