ACTE V, SCENE IV
ORGON
.Allez, je ne sais pas, si vous n'étif z ma mère, •Ce que je vous dirais, tant je suis en colère.
DORINE, à Orgon.
-Juste retour, Monsieur, des choses d'ici-bas : Vous ne vouliez point croire, et l'on ne vous croit pas.
CLÉANTE
Nous perdons des moments en bagatelles pures, QQ'il faudrait employer à prendre des mesures. Aux menaces du fourbe on doit ne dormir point.
DAMIS
Quoi! son effronterie irait jusqu'à ce point?
ELMmE.
Pour moi, je ne crois pas cette instance possible, £t son ingratitude est ici trop visible.
CLÉ4NTE, à Orgon.
Ne vous y fiez pas : il aura des ressorts
Pour donner contre vous raison à ses efforts ;
Et sur moins que cela le poids d'une cabale
Embarrasse les gens dans un fâcheux dédale.
Je vous le dis encore : armé de ce qu'il a,
Vous ne deviez jamais le pousser jusque-là. ,
ORGON
H est vrai; mais qu'y faire? A l'orgueil de ce traître, De mes ressentiments je n'ai pas été maître.
CLÉANTE
•Je voudrais de bon cœur qu'on pût entre vous deux De quelque ombre de paix raccommoder les nœuds.
ELHIRE.
Si j'avais su qu'en main il a de telles armes, Je n'aurais pas donné matière à tant d'alarmes; Et mes...
ORGON, à Dorine, voyant entrer M. Loyal.
Que veut cet homme? Allez tôt le savoir. Je suis bien en état que Ton me vienne voirl