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ACTE II, SCÈNE XI

IX)Cr80N.

Je lui ai demandé ce qu'il demandait, et il m'a dit qu'il était son maître à chanter.

ARGAN j à part.

Hom! hom! voilà l'affaire, (a Louison.) Hé bien?

LOCISON.

Ma sœur est Tenue après.

ARGAN

Hé bien?

LOUISON

Elle lui a dit : Sortez, sortez, sortez. Mon Dieu! sortez; vous me mettez au désespoir.

ARGAN

Hé bien?

LOtlISON.

Et lui, il ne voulait pas sortir.

ARGAN

Qu'est-ce qu'il lui disait?

LOUISON

Il lui disait je ne sais combien de choses.

ARGAN

Et quoi encore.'

LOUISON

11 lui disait tout-ci, tout-ça, qu'il l'aimait bien, et qu'elle était la plus belle du monde.

ARGAN

Et puis après?

LOUISON. '

Et puis ajprès, il se mettait à genoux devant elle.

ARGAN

Et puis après?

fjOUISON.

Et puis après, il lui baisait les mains.

ARGAN

Et puis après?

LOUISON

Et puis après, ma belle-maman est venue à H porte, et il s'est enfui.

Il n'y a point autre chose ?

LOUISON

Non, mon papa.

ARGAN

Voilà mon petit doigt pourtant qui gronde quelque chose.

686 LE MALADE IMAGINAIKK

(Mettant son doigt à son oreille.) Attendez. Hél Ah! ah! Oui? Oh, ohl Voilà mon petit doigt qui me dit quelque chose que TOUS avez tu, et que vous ne m'avez pas dit.

LOUISON

Ah! mon papa, votre petit doigt est un menteur.

Prenez garde.

LOUISON

Non, mon papa ; ne le croyez pas : il ment, je vous assure.

Oh bien, bien, nous verrons cela. Allez- vous-en, et prenez bien garde à tout, (seui.) Ah! il n'y a plus d'enfants! Ah! que d'affaires! Je, n'ai pas seulement le loisir de songer à ma maladie. En vérité, je n'en puis plus.

(il se laisse tomber dans une chaise.)

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