‹ ŒuvresChapitre 69 sur 599 · ACTE I, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IL

Par cette question il faut que Je l'étonné;

C'est de quoi le confondre , et nous allons le Toir.

(Hftot.)

Lorsqu'on était aux mains, que fis-tu dans nos tentes, Où tu courus seul te fourrer?

MERCURB.

D'un jambon...

SOSIE, bas, à part.

L'y Toilàl

MERCURB.

Que j'allai déterrer Je coupai brayement deux tranches succulentes,

Dont je sus fort bien me bourrer.

Et, joignant à cela d'un yin que l'on ménage , Et dont, ayant le goût, les yeux se contentaient. Je pris un peu de courage Pour nos gens qui se battaient.

SOSIE , bas , à part.

Cette preuye sans pareille En sa fayeur conclut bien :

Et Ton n'y peut dire rien , S'il n^était dans la bouteille.

(Haut.)

Je ne saurais nier, aux preuyes qu'on m'expose , Qae tu ne sois Sosie , et j'y donne ma yoix. Mais, si tu l'es, dis-moi qui tu yeux que je sois? Car enfin faut-il bien que je sois quelque chose.

MERCURE

Quand je ne serai plus Sosie, Sois-le , j'en demeure d'accord ; Mais, tant que je le suis, je te garantis mort, Si tu prends cette fantaisie.

SOSIE

Tout cet embarras met mon esprit sur les dents.

Et la raison à ce qu'on yoit s'oppose. Msûs il £aut terminer enfin par quelque chose ; Et le plus court pour moi, c'est d'entrer là-dedans.

MERCURE

Ahl tu prends donc, pendard, goût à la bastonnade?

SOSIB, batta par Mercare.

Ahl qu'est-ce-ci? grands dieux! il frappe un ton plus fort. Et mon dos pour un mois en doit être malade. Laissons ce diable d'homme , et retournons au port.

100 AMPHITRYON

0 juste ciel! j'ai fait une belle ambassade!

MERCURE, seul.

Enfin je l'ai fait fuir; et, sous ce traitement, De beaucoup d'actions il a reçu la peine; Mais je vois Jupiter, que fort civilement Reconduit l'amoureuse Alcmène.

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