‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 131 sur 397 · Le.* éditeurs out corrigé :(i dont .">. I Cor., v · texte numérisé non relu

Le.* éditeurs out corrigé :(i dont .">. I Cor., v

nous faisons partie. » (Voy. l"a])l)é 4. L'het.. II. 12. — Edit. : la jjhi-

Vaillant. Études,... p. 4). ' lo.-^ophie.lVaillanti/fe/U) — « Le Phi-

2. Édit. : purifiona-nous du vieux losophe, » formule scolastiqué pour levain. (Vaillant, ibid.) désigner Aristote.

lents et comme engourdis dans les œuvres de piété.

Mais cette sainte et divine ardeur, qui est le vrai esprit du christianisme, doit se trouver particulièrement dans notre ordre ; et nous la devons tous les jours apprendre du sacrifice que nous célébrons. L'Apôtre, dans la divine Épître aux Hébreux, jugeant de la loi par le sacerdoce, conclut que « la loi de Moïse doit être abolie, parce que son sacerdoce devait passer : Translato enim sacerdotio, ncces!<c est ut et legis translatio fiât ^. » En effet, quelles étaient les victimes de ces anciens sacrificateurs? C'étaient des animaux égorgés ; tout y sentait la corruption et la mort : dignes victimes, dignes sacrifices d'une loi vieillie et mourante ! Mais il n'en est pas de la sorte du sacrifice de la nouvelle alliance. Notre victime est morte une fois, mais elle est ressuscitée pour ne mourir plus. I/hostie que nous présentons est vivante ; le sang du Nouveau Testament, que nous répandons mystiquement sur ces saints autels, n'est pas le sang d'une victime morte : c'est un sang tout vif et tout chaud, si je puis parler de la sorte ', tellement que nous devrions être toujours fervents, nous qui offrons au Père éternel une victime toujours nouvelle et un sang qui ne souffre point de froideur. Ni le temps, ni l'accoutumance, qui ralentissent ordinairement la ferveur des hommes, ne devraient point diminuer la nôtre ; parce que notre victime, qui ne change point, veut toujours trouver en nous une même ardeur. Cependant nous vieillissons tous les jours, quand notre première ferveur se perd ; au lieu que nous devrions toujours être jeunes, parce que le caractère que nous portons nous oblige d'être les membres les plus fervents du corps de l'Église, qui est toujours jeune, et qui, pour cette raison, nous est figurée dans la jeunesse de la sainte \'ierge.

Et non seulement l'âge de Marie nous représente la sainte Église, mais encore son état de perpétuelle vir-

l. Hebr.. VII. \-2. que nous tenons sous ces enveloppe.*

"2. Bo^suet parlera à peu prés de .sacrées, sous ce tombeau mystique,

même, douze ans plus tard, dans le la propre chair de notre Sauveur

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