‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 132 sur 397 · livre si court et si substantiel de immolé pour nous, cette chair vi · texte numérisé non relu

livre si court et si substantiel de immolé pour nous, cette chair vi

V Exposition de la Doctrine CatJio- vante et vivifiante, et ce sang encore

Uqne surles matiires de controrer.ie : tout chaud par son amom* et tout

« ...Combien notre souvenir et notre plein d'esprit et de grâce ! »)(Ch.xii.| amour doivent-ils être excités, lors-

ginité. Je sais que le mariage est sacré, et que « son lien est très honorable en tout et partout : Honorahile connubium in omnibus ^. » Mais, si nous le comparons à la sainte virginité, il faut nécessairement avouer que le mariage sent la nature, et que la virginité sent la grâce. Et si nous considérons attentivement ce que dit l'Apôtre de la virginité et du mariage, nous y trouverons une peinture parfaite de la Synagogue et de l'Église chrétienne. « L'une est tout occupée du soin des choses du monde : Cogitât quse sunt mundi' ; y> c'est le but de la Synagogue, qui a pour partage la rosée du ciel et la graisse de la terre, de rorc cœli et de pinguedine tcrrse ^ ; elle n'a que des promesses terrestres, cette terre coulante de lait et de miel. Mais que fait la virginité? « Elle est uniquement occupée du soin des choses du Seigneur : Cogitât quiv Domini sunt *. m C'est le but de la sainte Église, « qui ne considère point les choses visibles, mais les invisibles, non conteinplantibus nobis qi/avidentur, sed quse non videntur\ » C'est, ^Messieurs, cet unique objet c^ue se doivent proposer les prêtres, qui, par l'éminence du sacerdoce, font la partie la plus relevée et la plus céleste de la sainte Église. Si l'Église est un ciel, on peut dire que les prêtres sont comme le premier mobile ou plutôt comme les intelligences qui meuvent ce ciel, et qui ne reçoivent leurs mouvements que de Dieu : aussi sont-ils appelés des anges °.

Mais continuons de vous faire voir la figure de l'Église dans la sainte Vierge, et celle de la Synagogue dans Elisabeth. ^ ous savez que cette Vierge très pure était mariée, et c'est par ce divin mariage qu'elle nous représente encore mieux l'Église. Car j'apprends de saint Augustin \ que le mariage de Joseph avec ]\Iarie, n'étant point lié par les sentiments de la chair, n'avait point d'autre nœud de son union que la foi mutuelle qu'ils s'étaient donnée ; et c'est là aussi ce qui joint l'Église avec Jésus-Christ, son époux. La foi de Jésus est engagée à l'Église ; celle de l'Église à Jésus: « Sponsabo

i. Hebr., xin. 4. .">. II Cor., i v. IS.

•2. I Cor., VIT, 34. tî. Apoc, H, 1 et seq.

i{. Gen.. XXVII. 28. 7. Contra JulUm.. lib. Y, caji. xil.

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