‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 172 sur 397 · I Cor., XIII · texte numérisé non relu

I Cor., XIII

3. Ellipse : (( que sa charité n'était soigneuse de le faire. »

4. Tel est, dans sa simplicité, le premier essai de Bossuet dans un genre auquel il devait donner une splendeur incomparable. On s'e.st plu à l'accabler sous la comparaison des grandes œuvres qui devaient suivre (Gandar, Bossuet orateur,

p. 229-233). Pour nous, sans prétendre l'exalter, nous trouvons qu'il est ce qu'il devait être : et nous savons gré au jeune orateur de n'avoir pas élevé la voix plus haut que le sujet ne le comportait. Plus tard, dans la série des sommaires, il rappellera ce discours, et celui de 1658 sur Henri de Gornay, par ce simple mot : (( Mort : Oraison funèbre, 2. )) (Bibliothèque Nationale, Ms. fr.

V2Mit. f. 8.)

Sermons de; Bossuet. — II.

POUR LE JOUR DE NOEl

1656, à Metz.

En donnant les sermons pour cette fête, Deforis avertissait naïvement qu'il avait de son mieux fondu en im seul deux discours sur le même texte. Les éditeurs de Versailles, comme les autres, reproduisaient sa note et ses interpolations. L'abbé Vaillant (Op. cit., p. 19) jugea avec raison qu'on eût été mieux inspiré d'imprimer à part les deux discours. C'est ce que M. Lâchât a tenté depuis (t. VIH, p. 241, 263.) Mais, comme il arrive toujours à ce c< grand redresseur de torts » de ne faire les choses qu'à moitié, il n'a pas remarqué ici l'Ave de ce discours, qui se trouve pourtant à la fin du manuscrit. Il le renvoie, comme avaient fait ses prédécesseurs, environ cinquante pages plus loin.

Il n'a pas non plus aperçu le sommaire, encore inédit. Ce sommaire étant, comme tous les autres, antérieur au Carême de 1662, c'est à tort que I\I. Lâchât et d'autres ont prétendu que ce sermon avait été prêché en 1665, et devant la Cour. Il a été composé en province; et l'écriture, l'orthographe, et quelques archaïsmes, comme les procédés oratoires, lui assignent la date de 1656.

Sommaire : - Nativité. [1*^'" point.'] Deux sortes de crainte nous éloignefnt] de Dieu : 1" terreur de la majesté, crainte d'étonnement; 2° terreur de la justice, craint© des menaces (p. 3, 4, 5... etc.)

[3® point.] Le monde a de vaines terreurs et de vaines douceurs : courage trop lâche, crédulité trop facile (p. 16). — ■ Aimer la pauvreté de Jésus ; tout le monde est pauvre, aimons cette partie de la pauvreté dont Jésus-Christ nous a honoré[s] (p. 18). Jésus-Christ ne se partage pas, ni son Évangile (p. 17) .

Et hoc robis signuin : invenietis infantem pannis invohttum et positum in prœsepio.

Le Sauveur du monde est né aujourd'hui, c( et voici le signe que je vous en donne : vous trouverez un enfant enveloppé de langes, posé dans une crèche. » (Luc, ii, 12.)

C'était^ une grande entreprise de rendre vénérables par toute la terre les abaissements du Verbe incarné.

1. Ms. fr. 12821, f. 2.H5-247, in-f", fourni à ce court soiiiTTinire.

sans marge. îî. F. 246, v"\ à la fin an sermon.

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