Var. : rougi. .'î. Il Cor., viii. !i
2. Vai". : Tous ceux qui dé.sirent 4. Yar. : grandeui->. sont pauvres. ."i. Var. : certes.
Au Collège de Navarre, Dimanche, ô mai 1(')57.
En 1704, Ledieu écrivait : « En 1657, un dimanche, fête du Rosaire, dans l'église du collège de Navarre, à l'occasion de cette confrérie, il (Bossuet) fit un discours dont on parle encore avec admiration. » (Mémoires, p. 64 ; cf. Cli. Urbain, L'abbé Ledieu, historien de Bossuet, p. 11.) — Ce manuscrit ^, dont la date est établie en dehors de toute considération paléographique, est lin de ceux dont on doit se servir pour dater les autres par comparaison. Nous avons fait disparaître de l'avant-propos une interpolation des anciens éditeurs, que M. Lâchât a maintenue, bien qu'il ait eu comme nous le manuscrit à sa disposition. Il existe un sommaire- de ce discours ; c'est celui que M. Lâchât a donné par erreur, au tome IX, p. 522 (fête de la Compassion, second sermon -^ des éditions) .
Sommaire : Rosaire^, Eece fiJiiis tuus. Dévotion envers la sainte \'ierge : sur saint Jean.
(Exorde.) Marie associée pour nous engendrer h l'amour du Père qui nous adopte, et aux souffrances du Fils qui nous rachète (P- 2. 3).
( 1'^'' point.) Nature féconde ; charité féconde. Car/<o« ntater est, S. Augustin (p. 5, 6) . — Double fécondité du Père ; toutes deux communiquées à Marie (p. 7, 8). — Fécondité de charité du Père qui adopte, coûte la vie au Fils véritable et naturel (p. 9). — Association de charité entre le Père céleste et Marie, qui livrent leur commun Fils à la mort (p. 9, 10) .
(2^ point.) Deux enfantements de Marie : l'un sans peine, l'autre douloureux : Apoc. (p. 11) . — ^Souffrances de Marie à la croix. Cœur d'une mère : Chananéc, S. Basil. Seleuc. (p. 12) . — Ces souffrances la rendent féconde. — Jésus, en l'associant à la croix, l'associe à sa fécondité : Eece filius tuus (p. 13). — Enfante
1. Ms. : à Melun. aux Archives lège de Xavan'e et (jui se célébrait le départementales. premier dimanche de mai : il en était
2. A Paris, ms. fr. 1282i>, f. \20. encore ainsi an XY1II<= siècle, comii. Nous avons vu que c'est un me le prouve YAlmanach spirituel
sermon j^our la confrérie du Rosaire de Paris pour Tannée 172;'). Cette
(t. I, p. 72). fête était sans doute destinée à rap-
4. Non pas la fête instituée en peler l'érection de la confrérie du
1571 et fixée au premier dimanche Rosaire dans ce collège. (Lauuoi.
d'octobre jjar saint PieY, sous le titre Iteffii Xavarrcp ffi/mnasii historia.
de Sainte Marie de la Victoire.^ titre part. II, p. lOô.ô. Cf. Revue du Clergé
changé par Grégoire XIII en 1573 français, l^r juillet 1897, p. 258 et
en celui du Rosaire. Il s'agit d'une Rerue Bossuet. janvier l'.)03. p. 57.) fête du Rosaire particulière au col-
comme ces mères à qui l'on arrache les enfants par le fer (p. 13).
— Xe obliriscarig yemitus matris tuse (Eccli., Vil, 29), — (p. 13).
— Jésus-Christ et Marie nous enjrendrant par la croix consacrent leurs enfants à la pénitence (p. li).
Dicit 1 Jcxua Matii sua.' : Mulier, ccce filins tuus; dcinde dicit discipulo: Eccc mater iua.
Jésus dit à sa Mère : « Femme, voilà votre iils; » après, il dit à son disciple: « Voilà votre mère. »
(Joan., xfx, 26, 27.)
L'antiquité a fort remarqué l'action d'un certain philosophe, qui ne laissant pas en mourant de quoi entretenir sa famille, s'avisa de léguer par son testament le soin de sa [mèrej et de ses enfants au plus intime de ses amis, se persuadant, à ce qu'on' nous dit, qu'il ne pouvait faire plus d'honneur à la générosité de celui auquel il donnait en mourant ce témoignage de sa confiance. Pardonnez-moi ", Messieurs, si je dis que ce que la nécessité a fait inventer à ce philosophe, une charité infinie l'a fait faire, en quelque sorte, à notre Sauveur d'une manière toute divine. Il regarde du haut de sa croix et Marie et son cher disciple, c'est-à-dire ce qu'il a de plus cher au monde ; et comme il leur veut laisser en mourant quelque marque de sa tendresse, il donne premièrement saint Jean à sa mère, après il donne '^ sa mère à son bien-aimé ; et il établit, par ce testament, la dévotion pour la sainte ^ ierge. C'est, mes Frères, pour cette raison qu'on lit cet évangile en l'église dans la sainte solennité "^ du Rosaire, pour laquelle nous sommes ici assemblés. C'est pourquoi, pour édifier votre piété, j'espère vous faire voir aujourd'hui que, par ces divines paroles, Marie est la mère de tous les fidèles ;