Matth., xxvii. 51. '.t. /hkl
inanis fuit ' . » Pour quelle raison, Chrétiens, son abord à Thessalonique n'a-t-il pas été inutile? Vous serez surpris de l'apprendre : « C'est, dit-il, qu'ayant été tourmentés et traités indignement à Philippes, cela nous a donné l'assurance de vous annoncer l'Évangile : Sed antc passi et contumeViis affecti, sicut scitis, in Pliilippis, fiduciam hahuiuius in Dca nostro loqui ad vos Evangeliinn Dei'. »
Quand je considère, Messieurs, ces paroles du divin Apôtre, j'avoue que je ne suis plus à moi-même, et je ne puis assez admirer l'esprit céleste qui le possédait. Car quel est le victorieux, dont le cœur puisse être autant excité par l 'image glorieuse et tranquille de la victoire tout nouvellement remportée, que le grand Paul est encouragé par le souvenir des souffrances dont il porte encore les marques, dont il sent encore les vives atteintes? Son entrée sera fructueuse, parce qu'elle est l^récédée par de grands tourments ; il prêchera avec confiance, parce qu'il a beaucoup enikiré " ; et si nous savons pénétrer tout le sens de cette parole, nous devons croire que le grand Apôtre, sortant des prisons de Philippes, exhortait'^ par cette pensée les compagnons de son ministère : Allons, mes Frères, à Thessalonique ; notre entrée n'y sera pas inutile, puisque nous avons déjà tant souffert ; nous avons assez répandu de sang pour oser entreprendre quelque grand dessein. Allons donc en cette ville célèbre ; faisons-y profiter '' ce sang j'épandu ; portons-y la croix de Jésus récemment imprimée sur nous par nos plaies encore toutes fraîches ; et que ces nouvelles blessures donnent au Sauveur de nouveaux disciples ! Il y vole dans cette espérance, et son attente n'est pas frustrée.
Mais pourquoi m 'arrêter, Messieurs, à vous raconter le fruit qu'il a fait dans la ville de Thessalonique? Il en est fie même de toutes les autres tju'il éclaire par sa doc-