ESQUISSE D'UN SERMON
prêché à Metz, le jour de la Toussaint liJôT, en faveur de l'œuvre des Bouillons.
Le manuscrit ' porte comme titre : Fête de tous les saints. La charitable reine, qui aimait à s'inspirer des conseils de saint Vincent de Paul, marqua son passage à Metz par des bienfaits durables-. Le développement des deux maisons de la Propagation lie la foi, Tune pour les femmes, Fautre pour les hommes ; la Charité aii.v bouillons, dont il sera question dans notre sermon : la mission de 1658 ; le projet de fonder le séminaire de Sainte-Anne, réalisé quelques années plus tard : toutes ces œuvres de charité préoccupèrent Anne d'Autriche dans son voyage de la fin de Tannée 1657. Bossuet, qui en était Tâme, venait de perdre (1656) un appui par la mort du gouverneur Schonberg, si zélé à le seconder ; mais la Providence lui en envoyait im autre plus solide encore, celui de la Reine mère. La pieuse veuve du maréchal, ^Larie de Hautefort, n'avait pas manqué de recommander à la confiance de la souveraine, dont elle était l'amie intime, le jeune archidiacre *^ de Metz.
C'est aux recherches érudites de ^L Floqnet que nous devons tous ces renseignements sur une époque de la vie de Bossuet, si peu connue jusqu'en 1855. Cet historien expose de même * la nature et le but de cette œuvre des Bouillons, qui fut l'occasion du sermon de charité, dont on va lire l'esquisse. Elle fournissait aux infirmes et aux malades des aliments et des remèdes, que préparaient et distribuaient huit Sœurs de charité. Des dames chrétiennes se faisaient quêteuses de bonne volonté pour trouver les fonds nécessaires.
.SoM.MAiRK : Toussaint : Beaii miséricordes.
[E.ro/v/c]. Liaison entre la miséricorde reçue et la miséricorde exercée.
[!'"' i)(>ittt]. .Salut est une grâce. — Comparaison : une pierre dans l'édifice.
\'2'^ ;»o/»/]. Adorer la miséricorde en Timitant. — Deux sai-rifices : à la justice, sacrifice de destruction ; à la miséricorde, sacrifice de conservation. — Les pauvres : Tnlibus hostiis promeret)ir Deus. (Hebr., xiii, 16.)