II Cor., IV. 17. espérons est-il mis par distraction
ô. Apoc. Xl.x, 1, 3. 1, (). pour aspirons.
t;. y6/U, III, 4. 9. Ps. XXXI, 10.
7. Is., XXVI, 12. — Ms. : i)i nobis. 10. C'est-à-dire « ne nous atten-
H. Il doit y avoir ici un nouveau drit-il pas sur nos/ri rc-st n lapsus. On peut supposer que à s'est
en la publiant, la publier en l'imitant : E^tote miséricordes, siciit et Pater rester miscricors est \ Nous ayant fait [s] à son image, il n'aime rien plus en nous que l'effort que nous faisons de nous conformer à ses divines perfections. Saint Paul, aux Colossiens, après leur avoir montré la miséricorde divine dans la grâce de leur élection, conclut en ces termes : Induite vos ergo sicut electi Uei, sancti et dilccti' ; — electi, par miséricorde et par grâce ; dilecti, par pure bonté ; sancti, par la rémission gratuite de tous vos péchés : — Induite vos ergo viscera misericordiii\
Pouvez-vous mieux confesser la miséricorde que vous recevez qu'en la faisant aux autres en simplicité de cœur ^ ? Si vous êtes dur et superbe sur les misérables, il semble que vous ayez oublié votre misère propre. Si vous la faites aux autres dans un sentiment de tendresse, vous ressouvenant des grâces, c'est alors c{ue vous honorez ces bienfaits : c'est là le sacrifice que demande sa miséricorde: Talihiis hostiis pronieretur ^ . Il y a un sacrifice de destruction : c'est le sacrifice de la justice divine, en témoignage qu'elle détruit les pécheurs. Mais le propre de la miséricorde, c'est de conserver ; il lui faut pour sacrifice conserver les pauvres et les misérables: voilà l'oblation qui lui plaît. Vous prétendez au royaume céleste : Dieu vous en a [p. 8] donné la connaissance ; il vous y appelle par son Evangile, il vous y conduit par sa grâce : Quid retribuam Domino ^ ? Quelle victime lui offrirez-vous? Voyez tous ces pauvres malades : offrezlui ces victimes vivantes et raisonnables, conservées et soulagées par vos charités et par vos aumônes. Ils sont dans la fournaise de la pauvreté et de la maladie ; que ne descendez-vous avec la rosée de vos aumônes? O sacrifice agréable ! Viscera sanctorum requieverunt per te, frater*^. A qui cela convient-il mieux, sinon aux pauvr^es malades? Je ne néglige pas pour cela les autres; mais je prête ma voix à ceux-ci, parce qu'ils n'en ont point. Vo}'ez quelle est leur nécessité. Nous naissons pauvres ; Dieu a commandé à la terre de nous fournir notre