‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 334 sur 397 · II Cor., VII, 14. 3. Autre expression de TertuUien · texte numérisé non relu

II Cor., VII, 14. 3. Autre expression de TertuUien

'2. De Aiiim.. n. îili. Deforis com- (|ue saint Jérôme Ci'/) (V. i.x.nxv «</

plète le texte et le fait précéder d'une Panlinum) dit prise des livres </«•

traduction : (ï ils sont destinés i\ la .l/onqyfl?n!V/ ; Sanctos fidelinui filios.

.«ainteté, et par là au saint. » quasi candidatos lidei.

que tant croracles lui avaient promise. L'alliance sacerdotale, parce qu'il devait être grand prêtre.

La noblesse de Jésus vient de Marie ; mais Marie a cela de connnun avec beaucoup d'autres, et nous tâchons à la distinguer. Elle a en elle le sang- des rois et des patriarches avec une dignité particulière, parce qu'elle l'a pour le verser immédiatement en la personne de Jésus-Christ, et pour l'unir à celui pour lequel il a été tant de fois consacré et conservé entier et incorrupti])le parmi tant de flésolations et une si longue suite d'années. De même que, dans une fontaine, tous les tuyaux contiennent la même eau ; mais le dernier, par lequel elle rejaillit, la contient, ce semble, d'une manière plus noble, parce qu['il] ^ la contient pour la jeter bien haut au milieu des airs et pour la verser dans le bassin de marbre ou de porphyre (|u"on lui a ricliement orné et préparé avec tant de soin : ainsi ce sang des rois et des patriarches se rencontre dans la sainte Vierge, comme dans le sacré canal d'où il doit rejaillir plus haut même que sa source, puisqu'il doit être uni à Dieu même, par où il doit être reçu en la personne du Fils de Dieu comme dans un bassin sacré, où il doit recevoir sa dernière perfection ; où, étant consacré et purifié, il répandra sa pureté et sa noblesse par toute la terre et dans toute la race des enfants d'Adam ; noblesse divine et spirituelle, qui, au lieu d'être les enfants des hommes, nous fera devenir les enfants de Dieu.

Hiens qui viennent à Marie de la seconde source, qui est Dieu. Avantage de la sanctification, commun avec saint Jean-Baptiste. Avantage de Marie, en ce que cette grâce est plus parfaite parce qu'elle descend de plus haut, de la conception. Grâce singulière pour Marie, comme en Jésus la grâce de chef, à cause de sa qualité singulière '. La grâce de l'apostolat ; la grâce de précurseur ; celle de prophète. La grâce de mère, caractères particuliers de la grâce. Celle de mère. De quelle dignité par l'union très particulière avec le mystère de l'incar-

l.M>. :elle. saille*. Xon seulement elles sont

■-'. Il n'y a rien à garder ici des ad- inutiles, mais elles forment de véri-

ditions et explications de Deforis. tables contresens.

reproduites dans l'édition de Ver-

nation. Scot l'appelle l'ordre hypostatique, «race inexplicable.

Second Point.

Avantage qu'elle nous apporte. Espérance de voir bientôt Jésus-Christ. Espérance particulière d'obtenir l^ar l'intercession de Marie, comme d'une mère très charitable de Jésus-Christ et de ses enfants.

Deux écueils à éviter : Finij^iété et la superstition \ Nuit épouvantable devant la venue du Sauveur des âmes'. XoiV prsecessit, dies autem appropinqitavit^. État de l'Évangile comparé à la lumièi'e : Ut filii lucis amhulate '. Ténèbres d'ignorance et d'infidélité parmi les Gentils ; ténèbres de figures, ombres épaisses parmi les Juifs : on ne connaissait pas la vie ni la félicité éternelle. Jésus était la voie pour nous y conduire. Nuit sans repos, parce que le repos est en Jésus-Christ. Ego reficiam vos ^. De là vient que, comme des malades à qui la nuit ne donne pas le repos et dont elle accroît le chagrin, ils s'écriaient : Utinam dirvmperes cœJos et descenderes '^ ! O lumière, quand vous verrons-nous, et quand viendrez-vous dissiper toutes ces ombres qui nous environnent !

Marie vient pour nous apporter un commencement de lumière : ce n'est pas encore le jour ; mais le jour sortira de son chaste sein. Nous ne voyons pas encore Jésus-Christ ; mais nous voyons déjà en Marie ces grâces, ces vertus et ces dons qui le doivent attirer au monde. C''est le premier rayon qui commence à poindre. Commencement du jour chrétien, en la naissance de la sainte Vierge. Sicut in die, honeste amhulemus'. Bientôt, bientôt ce divin soleil s'avancera à pas de géant, comme parle le divin Psalmiste : E.vultavit ut gigas ad

1. Det'oritf a reporté plus loin cette semblaient trop visiblement l'œuvre dernière phrase dans l'intention de de l'éditeur. Le manuscrit montre rattacher à cette esqui.sse de sermon qu'il faut les rayer toutes.

des fragments étrangers. Tous le.s 3. Rom., xiii, 12.

éditeurs l'ont suivi (Yoir à la fin de 4. Ephes., v, 8.

ce discours, page .suivante, note S). 5. Matth., XI. 2X-

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